Acteplume

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Commentaires

Et le verre à la main je lève à ta santé
Ma chanson pour tes mains et un regard défait
Mon bloody blues

C'est une liqueur de reine au secret du triangle
Une alchimie sans pen où ton stylo s'étrangle
Mon bloody blues

 


Un silence de moi que tu entends si bien
Une étreinte de roi qui s'annonce demain
Mon bloody blues

'   $$$$$$$$ $$$$$$$$$$ $$$$$$$$$$

Ce satin chiffonné le old drink siroté
À l'ivresse pulpée s'efface résigné
Mon bloody blues


Et le jazz oublié et la soul retrouvée
Pas seul et soul saoulée tu t'ériges oh I'm yours
Mon bloody blues

 


C'est un gazel sans fin pour une écriture chienne
Une robe à dessein des jean's en jarretelles
Mon bloody blues

 


Et le verre à la main salamandre a posé
La chanson de tes mains et un regard de fée
Sur toi bloody blues


 En ligne également sur Oniris.be :
 
http://www.oniris.be/poesie/salamandre-mon-bloody-blues-3451.html


Pour écrire un poème en ghazal, voici quelques indications : 
Il s'agit d'une poésie amoureuse composé de cinq à quinze distiques qui peuvent se lire seuls et sont liés entre eux. Une rime intérieure, des vers d'égale longueur, un refrain, le dernier distique doit faire référence à l'auteur...   

 

Par Cathouche - Publié dans : textes courts - Communauté : Poésie contemporaine - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
    Les mots bleus





Par Cathouche - Publié dans : La gazette - Communauté : La gazette des blogs - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
  Ma contribution au jeu proposé par Enriqueta. La première phrase est imposée mais le temps de conjugaison pouvant être modifié, j'ai choisis le conditionnel.
Voir le règlement : link




  On entendrait voler un doute.
Il se mettrait à tourner en rond sous le plafond, des cercles réguliers, doux, on le percevrait à peine.
Il ne planerait pas encore, ne serait pas tout à fait installé. Un doute timide. Une interrogation passagère peut-être. On ne saurait pas bien. Dans le doute, les mouches se tairaient, impressionnées ou suspendues. Alors on entendrait le silence et presque, une mouche tomber. On voudrait tout effacer, le pourquoi du doute, la lourdeur dans la pièce, vos yeux baissés. Mais il serait déjà tard, plus tard qu'on ne le pense, ce serait trop tard. Parce que le doute, inexorable, se serait mis à planer. Au-dessus des mouches intimidées et sur vos paupières résignées. Au-dessus du magazine de mode et sur la table basse en formica. Au-dessus de la caresse brisée dans un éclat de rire. Au-dessus du bientôt rien. Dans vos esprit, le doute s'unirait aux mouches, une danse agaçante. Quelque chose de lancinant. On entendrait siffler des mots. Un dernier échange. Il se lèverait. Ou toi.
On entendrait claquer la porte. Et des pas dans l'escalier. Rapides. Après, on devinerait un départ, dans la rue, lui ou toi. Et puis à nouveau le silence. Celui qui fait dire qu'on entend voler une mouche.


Par Cathouche - Publié dans : textes courts - Communauté : La gazette des blogs - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Comme un ange kissss
Prendrait pas les ailes
Danserait sous le ciel

C'est pas comme un avion
C'est comme une hirondelle
Un ange qui tourne en rond
Et boucle à l'infini
La boucle du soleil

Assise en bord de bleu
Nuage cache l'aile
Des plumes sur les yeux
Mon carnaval est blanc
C'est pas Venise

T'as dit
T'es comme un ange
Qui s'prendrait pas les ailes

Qu'aurait pas froid au cœur
Sèm'rait pas la terreur
Et s'fendrait pas de rire
Quand j'ai mal aux paroles

Mais je suis pas un ange
Je suis faite de chair
L'image ça dure pas
Je suis pas irréelle

C'est pour ça que j'écris
Les mots sont des cadeaux
J'gagne pas ma vie avec

C'est des salamalecs
Un poème

Verbe claqué dans la bretelle
Le guillemet qui étouffe
Dans le doux de mes seins
En cela je suis l'ange

Kiss eux

Prends pas les ailes

Suis comme une hirondelle
Et les ronds de mes L
Cachent parfois les plumes
Tirées d'ailes tirets d'aile à tire-d'aile
Plume tisse une lune
Pour les nuits sans étoile

Et si
Comme un ami
Tu t'es pris dans mes zêles
Nos chansons au(x) point(s) d'orgue
S'uniront amusé(e)s

Comme un ange qui est publié également ici :
http://www.oniris.be/modules/poesies/article.php?storyid=3255


Par Cathouche - Publié dans : slams - Communauté : Poésie contemporaine - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
"Et je la vois et je la perds et je subis
Ma douleur comme un peu de soleil dans l'eau froide" Paul Éluard

J'ai accroché à tes yeux verts
Les mots de miel
Et ses cheveux
Un peu de blond et c'est Venise
Mais sur l'Arno tu improvises

J'ai décroché de tes yeux jaunes
Un fil de vert
Un fil d'Ariane
Une fille
Le temps le temps le temps n'est rien
Le cordon limé élimé éliminé
Des passions prévisibles

J'ai crocheté entre tes lèvres
Un canevas de trois brins d'herbe
Soleil voilé ou dévoilé
Un regard sur la toile
Le point de croix
Au point de croire
La chanson engagée
Sur ton air dégagé
Tis the last rose of summer *

Tu avais un poème
En Irlande

À cette fille tu souris

J'ai écorché au nom du slam
Du verre et du bel esprit
Les veines mauves sous ta peau
À Dar es Salam **
La lumière inonde les couleurs
Que la paix soit avec vous

J'ai raccroché entre les lignes
L'encre blessée de tes secrets
Suis-je ainsi folle
Une démente
À démentir les beaux amants
À oublier jusqu'aux yeux verts
Jusqu'aux ombres de la main
Qui blesse en bord de mal
Douleur bordée abordée débordée
Regarde
Au creux de l'ongle j'ai pris ta larme

J'ai accroché tes yeux
À mes mots
À nos voies
Faut-il tant de chemins

Tes yeux ses yeux tous les yeux verts
Les yeux soleils les yeux solaires
Un peu de jaune et c'est Byzance
Un brin de paille sur la langue
Un mot perdu entre les lèvres
Des arcs-en-ciel sur les chakras
Is your heart belongs to her
Que la paix soit avec toi
Namasté ***



* The last rose of summer, Thomas Moore – "Tis" est un terme irlandais, contraction de "it is".

** « Maison de la paix »

*** « Je salue le soleil qui est en vous »


"Un peu de jaune dans les yeux verts" est aussi publié ici :
http://www.oniris.be/modules/poesies/article.php?storyid=3161

Par Cathouche - Publié dans : slams - Communauté : papierlibre - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Il a eu l'air,
de me trouver jolie...

 
Il a eu l'air
de me trouver jolie

Ma peau s'est endormie
dans ses yeux sombres
et son sourire
Ses fossettes
Contours d'une bouche à facettes
Je me souviens des mots
et des éclats de rire

J'ai assisté au spectacle
Dans l'éclairage de sa caméra il m'a mise en scène

Regardez
mesdames et messieurs cette
très belle femme
Belle dedans aussi
Surtout
Voyez
les couleurs
de son âme
de son ventre
Je vais la prendre pour
épouse
donner
un sens à ses heures
Ensuite
je la transformerai la modèlerai elle sera unique vous savez

Une

seule

Pas l'ombre
d'un doute
Lueur de bonheur
Je n'ai pas vu les promesses vernies le décor de carton la façade à paillettes
Pas vu les années de ceux qui vivent en parallèle
ensemble
apparemment
Pas regardé autour de moi
Désiré l'illusoire
 
Dans la boîte à magie il m'a placée
Tourne tourne petite boîte fais danser ma joie et mon orgueil
Que l'on colle à ma peau la croute du sorcier
Écorce
Enveloppe
Extérieur

Depuis
j'attends
Je suis dans la boîte
Mine de rien l'air heureux
Je n'ai toujours pas la formule

Quelqu'un a-t-il vu le magicien

Si d'aventure un soir vous venez au spectacle je vous en prie ne faites pas tourner l'écrin ne vous fiez pas à l'emballage

Ouvrez la porte à cette fille toute simple pas bien lumineuse

qui goûta autrefois aux paroles d'un grand magicien

 

Par Cath, Cathouche - Publié dans : slams - Communauté : papierlibre - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
  Parfois il y a des rencontres. Vos histoires sont lues par quelqu'un qui les aime et souhaite les publier. Quand les choses sont faciles elles sont évidentes. Vous dites oui à l'évidence. Et cela donne ceci...  link


 Tu es plus beau que le ciel et la mer emprunte son titre au poème de Blaise cendrars, Tu es plus belle que le ciel et la mer :

(Extrait)
Le monde entier est toujours là
La vie est pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t'aime 
                 




Par Cathouche - Publié dans : La gazette - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Livre



         

  La Ciotat, Le Bec de L'Aigle

Merci Clara pour la photo de couverture de mon livre que l'on peut désormais retrouver ici : link  

La rose d'encre en audio


TITEFEE, plume talentueuse qui publie sur Oniris, a pris ma nouvelle, La rose d'encre  link
pour l'animer de sa voix. Merci TITEFEE.

Musique de fond : Romance, Mozart.

                                                    


L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

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