Acteplume

  • : Catherine Peintre, Acteplume...
  • textescourts
  • : Ecriture livres
  • : Ecrire, et laisser des images naviguer sur le web. Bouteilles à la mer ? Pas totalement... N'hésitez pas à donner votre avis grâce aux commentaires pour m'aider à évoluer dans mon écriture et la configuration de mon blog... A vous lire aussi !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Commentaires

Rechercher

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie… 

cathoune.JPG

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Le Club des cinq à Marignan ajouter un commentaire commentaires (3)   
  Pleure, les larmes sont les pétales du cœur. Paul Eluard

 Douces ou amères, les larmes soulagent toujours. Alfred de Musset 
 

  Il pleut.

Le ciel déverse sur moi ses tourments. Je les entends et je les vois. Ils sont électriques.

Je marche dans la rue et les gouttes de pluie inondent mon visage larmoyant et empourpré.

Les passants me regardent. Ma vue est trouble, je ne les distingue pas. Mais qu’importe !

Les tristes souvenirs me quittent et coulent dans les rigoles de la ville. Les déceptions et les difficultés de ma vie que j’avais étouffées jusqu’à présent s’entrechoquent pour pouvoir intégrer mes larmes et enfin déserter mon cœur tailladé.

Mon corps est secoué de sanglots, peut-être les derniers ! Mon âme a du mal à se débarrasser de toutes ces souffrances et ce désespoir qui l’ont accompagnée tant de temps.

La porte de mon être s’étant enfin ouverte, c’est un vrai cataclysme. Toutes ces paroles que j’entends encore, gravées dans mes sens, me désertent. Ces émotions emprisonnées qui me possèdent ne me laissent pas vivre.

Les gouttes d’eau de mon cœur s’écoulent comme d’amers torrents qui me brûlent à leur passage.

Je marche le regard vide, perdu. Rongé par le temps et la souffrance, il attend une étincelle pour y trouver un peu d’espérance.

Les derniers sursauts me maltraitent.

Regardant ruisseler mon passé, je guette l’instant magique où le soleil apparaîtra enfin. 
 
 

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (2)   
  Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.
  
par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (4)   
Une histoire avec des hauts et des bas.
Des bas résilles…
Et ça grésille et ça crépite et ça dépite
Cela parle de brioche ; Madame trop bonne pâte avec son chinois
De politique aussi ; Monsieur le Dépité…qui se voue à ses seins !
C’est une histoire d’ascenseur qui fait débats.
C’est une histoire virtuelle, sans andouille de Vire, et pourtant…
Une histoire sans sens, sans sang, sans meurtre, et pourtant.. ;
Si l’andouille de Vire tue elle ! Mais non il n’ya pas d’andouille, rien qu’un dépité.
Rien qu’un désolé… Désolé de vous avoir gâché la soirée, de son humour grinçant !
Un grain dérangé le dépité désolé… 

C’est une histoire qui s’étend sur six cents kilomètres d’un côté et huit milles de l’autre.
Une histoire à n’en plus finir, à tourner en rond, tout autour de la terre.
La terre, c’est là qu’il est, à terre, atterré, terrassé, enterré.
Virtuellement s’entend…
Oui mais cent ans c’est long !
C’est une histoire d’ascenseur qui ne veut se bloquer là, entre deux étages.
Ascenseur qui file et défile comme la vie.
C’est une histoire de pesanteur, une histoire pesante, pressante, oppressante.
Qu’il en faut de l’humour pour que la faux de la belle faucheuse ne frappe !
C’est une histoire à dormir debout, un rêve éveillé. 

Un dépité détenu en haleine par un fil non de laine mais de pensée dépensée à l’autre bout du monde, à six cents kilomètres.
L’autre bout du fil invisible de la technologie salvatrice et pourtant slave et triste.
Des pensées détournées, des pensées dévoyées, des pensées destinées…
Mais je m’égare et gare à Je.
Si je ne prends gare à moi ! Gare à toi !
Si mes yeux dans tes yeux se perdent !
Si ma bouche sur ton front te touche et s’égarant sur ta joue vient se perdre en ton cou !
Si mes mains frémissantes, relâchant leur étreinte viennent sur ton corps…
Mais je m’égare encore et encore. 

La distance te protège de la flamme qui me consume.
Et je ne serais bientôt plus qu’un bois sec calciné.
Prends patience, le temps de ton côté, me nargue.
par Cath, Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (6)   
     

  Le plaisir de la page noire. Au moins, j'échappe à l'angoisse de la page blanche. La page blanche bien propre sur elle. Celle qui s'affiche et ne dit mot, immaculé mépris, conception stérile. La page qui vous fait bien sentir que vous n'êtes qu'un écrivaillon, écrivain en haillons, allons enfants de la patrie, patinez bien vos mots de peur de lui déplaire. Ma page est déjà noire dans ma tête. Et je me fais plaisir. Aucun compte à rendre avec la sauce à satiété, tout au moins à ce niveau. Noire si je veux. Je veux manger mon pain noir jusqu'au bout et le vomir si cela me chante. Allons, fille de la soit disant poésie. Avale et tais-toi. Non, je vais me faire plaisir jusqu'à l'infamie, jusqu'à l'infamille, orpheline si je veux des mots bien-pensants, je veux m'over doser de triples doses de mots tripants, les manger jusqu'à la déraison, provoquer la folie des mots jolis, les envoyer valser jusqu'au fond de leur laideur, extirper les couleurs des beaux mots, couleurs que je réinventerai quand bon m'en semblera, pour le plaisir de les teinter de gris, de les pailleter d'ores et déjà, de les saupoudrer de poil à gratter, d'en rayer le vernis au verre de whisky, de les ternir à la râpe de mes rames, de les raviver à la vodka. Et tri, monologue, giclement, l'écrivaillonne bouffonne contorsionne sciemment, jouissive et permissive. Je savoure le plaisir de la page noire. Je me roule dans sa marge. J'émarge et j'émerge.


par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (6)   
   Etienne recule pour mieux juger de l'effet. Célia et son violoncelle occupent l'espace d'une toile d'un mètre de haut sur soixante de large. Les couleurs sont chaudes, la lumière vient du bas, les jambes et le corps de l'instrument ont un éclat mat. La main sur l'archet brille, et le visage dans l'ombre reflète l'intensité de la concentration. Il a l'air soulagé comme si enfin il avait posé là, sur la toile, son obsession. Chaque soir il venait à l'atelier et à la lumière artificielle recomposait ce souvenir. Un sourire flâne sur ses lèvres. Il retouche une mèche de cheveux, estompe de ci de là certaines couleurs trop vives.  Il essuie son pinceau, range le matériel. Assis dans le fauteuil où Célia avait tant pleuré, il contemple son travail, puis ferme les yeux. Sa fatigue est intense, il s'assoupit. 

Quand il se réveille en sursaut, une lune ronde inonde l'atelier d'une luminosité étrange. Sur le chevalet Célia semble vibrer. Il se secoue, se frotte les yeux, s'étire et regarde à nouveau.

- incroyable ! on dirait que tu es là ma sorcière. T'ai-je donc si bien rendue que tu sembles à l'étroit dans ce cadre ?

Il s'approche du tableau, le soulève. L'effet disparaît. Il le repose, les couleurs sous les rayons de lune chatoient. Il touche d'un doigt léger la toile. Elle est sèche. Il s'en saisit et descend gravement le petit escalier de charpentier. Il veille à la caler dans sa vieille Renault  sans qu'elle ne soit effleurée par quoi que ce soit. Il la dorlote comme un bébé. 

Sur le trajet du retour il chantonne. Cet aria lui vient comme s'il le connaissait depuis toujours. La fugue n° 3 de Célia monte en puissance, le timbre chaud de sa voix résonne dans le caisson de la voiture. 

Elle regarde le tableau. 

Elle dit la chaleur de la cuisse qui cogne contre le bois de la caisse, elle dit le mouvement de l'archet qui chauffe les cordes et la légèreté de la main pâle qui libère l'énergie, elle dit aussi le sein lourd qui vibre, et l'œil noir égaré dans son rêve musical. Elle raconte encore la fièvre qui saisit la joueuse, la sueur sur son front tout entier voué à la musique, ce front concentré et obtus qui ne pense pas, qui ne voit plus, qui n'entend que les variantes vibrations de l'instrument, qui rappelle que les deux corps de l'interprète et de l'instrument ne font qu'un tout. 

Elle ne dit pas la ressemblance, elle ne dit pas le patient amour d'Etienne qui a reconstitué son instant d'intimité, elle ne dit pas non plus la puissance des teintes, ni tout ce verbiage technique des experts. Elle se tait, émerveillée, et l'expression éberluée de son visage est l'ultime récompense. Il contient à peine sa joie et ses yeux brillent de reconnaissance. Elle se tourne enfin vers lui. 

Le silence entre eux, les mots n'ont plus de place. 

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs ajouter un commentaire commentaires (3)   

  J’ai écrit ce texte il y a quelque temps dans un moment de douleur. Depuis, le temps a fait son œuvre. Je vais mieux mais ne tiens pas à le publier sur mon blog. Cath m’a gentiment offert d’abriter ces mots dans son monde bleu. Merci ma belle amie…

 

 

  Aspirée dans la spirale du néant, ma tête éclate sous la pression. Le cœur cogne dans la poitrine. Les idées s’enfoncent dans le noir d’une paranoïa insensée. Mourir à petit feu, mais mourir tout de même sans aucune main à tenir pour espérer et croire encore en la vie. Une douleur ancestrale qui remonte du fond de l’enfance. Un visage à facettes. La jolie poupée souriante n’est que façade. L’intérieur est chaos. Et je suis seule à pouvoir me sauver du naufrage inéluctable.

 

Même les mots ne suffisent plus à panser la brûlure qui consume un être en miettes.

 

Les larmes roulent à une allure prohibitive. S’il existait un radar à larmes, j’aurais été flashée. Mon permis de pleurer m’aurait été confisqué. Mais cela n’est que trait de penser. Pour éviter de penser. Penser aux gestes, aux zestes, aux miettes dont mon être est dépourvu.

 

Je vais aller ailleurs voir si j’y suis car ici à l’évidence, je ne suis plus rien.

 

Je repars sur le grand huit des montagnes russes de cette putain de dépression qui ne me lâche pas.

 

Je hurle mais nul n’entend. Même plus moi. Putain de mots…

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Le Club des cinq à Marignan ajouter un commentaire commentaires (4)   

Livre



         

  La Ciotat, Le Bec de L'Aigle

Merci Clara pour la photo de couverture de mon livre que l'on peut désormais retrouver ici : link  

La rose d'encre en audio


TITEFEE, plume talentueuse qui publie sur Oniris, a pris ma nouvelle, La rose d'encre  link
pour l'animer de sa voix. Merci TITEFEE.

Musique de fond : Romance, Mozart.

                                                    


Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus