Acteplume

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  Dans le cadre du sujet en cours sur la communauté Le club des cinq à Marignan (Le syndrome de l'auteur), je vous propose d'élaborer un texte en lien avec Offre d'emploi, ma bafouille précédente.

A la lumière d'Offre d'emploi, il conviendra d'écrire selon les titres ci-après :

"Entretien d'embauche"
                                                                                                                                          "Lettre de recommandation"

Les écrits seront soit postés en commentaires soit envoyés en privé en passant par "contact" en bas du blog.

Les auteurs qui le souhaiteront pourront voir leur(s) production(s) publiée sur Acteplume.

A vos marque-pages !

par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (2)   

  Ah, le syndrome de l'auteur...


  Cherche petit rêve agaçant. Poste à temps plein et plus si affinité. Correctement rémunéré, salaire négociable. Sexe indifférent. Les dames peuvent répondre à l'annonce et correspondre au profil. Là n'est pas la difficulté. Il s'agira d'amuser ma plume, de visiter mes sourires, troubler mes sens, permettre mes divagations. Il conviendra de murmurer à mon ventre voire un peu plus bas,  souffler à mes oreilles un air de flûte traversière. Pipo non admis. Il sera en revanche impossible de consulter le roman précédent. J'en ai doucement tourné les pages, une à une. L'histoire est terminée, le livre est rangé, les livres se rangent, sur des rayons de fortune, des étagères glorieuses, dans les cartons au secret des greniers. Rangez-les où ça vous arrange sans vous déranger.
  Hier ou le mois dernier mais certainement pas demain, j'ai congédié ma muse (pour incompatibilité d'humeur, c'était inattendu).
Alors si ça vous chante... Wanted.
par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (8)   
  L'article du dimanche est celui de la mémoire errante, quand après la lecture d'un livre dont on garde le goût délicieux, on se souvient de quelques phrases sorties d'autres volumes...


Ce livre, Océan Mer, d'Alessandro Barrico, me ramène à d'autres mots.

"Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part."

"L'obscurité suspend tout. Il n'y a rien qui puisse dans l'obscurité, devenir vrai."

(Barrico himself...)

"Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit."

Marguerite Duras, Ecrire.


"L'homme d'action est avant tout un poète."

André Maurois, Le cercle de famille.

"C'est écrire qui est le véritable plaisir, être lu n'est qu'un plaisir superficiel."

Virginia Woolf, Journal d'un écrivain.

"Il nous faut peu de mots pour exprimer l'essentiel."

Paul Eluard, Avenir de la poésie.

"Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine."

"Le silence est fait de paroles que l'on n'a pas dites."

Marguerite Yourcenar, Les yeux ouverts.

"On n'écrit pas un roman d'amour pendant que l'on fait l'amour."

Colette, Lettre au petit corsaire.

"Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été les livres."

Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien.

"Le sujet s'éloigne du verbe... et le complément direct vient se poser quelque part dans le vide."

Samuel Becket, En attendant Godot.

"Ô privilège du génie ! Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui."

Sacha Guitry, Toutes réflexions faites.

"L'essentiel n'est pas la flûte, ni ce qu'elle joue, mais le visage derrière la flûte et qui en joue."

Colette, Gigi.

"Il y a des gens qui ont vraiment des dons. Le problème, c'est de les découvrir."

Virginia Woolf, Entre les actes.

"Se taire et écouter, pas un être sur cent n'en est capable, ne conçoit même ce que cela signifie."

Samuel Becket, Molloy.


par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (7)   

 Règlement. 



I] Le concours « Couleurs de Mots » s’oriente autour du thème LA COULEUR, ouvert à tous.

II] Chacun peut s’exprimer dans le genre littéraire qui lui donne envie (prose, poésie), 10 lignes maximum (page A4 écriture Arial 10), 1 texte par participant.

III] La date limite d’envoi est le 1 mars 2008 30 avril 2008 (minuit) les textes

doivent être adressés par e-mail à ecritureartistique@neuf.fr L’adresse postale doit être précisée.

IV] Les textes sont présentés au jury de manière anonyme. Ils choisiront 35 textes qui seront publiés dans le livre « 35 Couleurs de Mots ». Le lauréat recevra 5 exemplaires. Les autres participants dont les textes sont retenus recevront chacun 1 exemplaire.

V] Les résultats seront communiqués lors de la rencontre poétique « Un pas dans les Mots » le samedi 17 mai 2008 (affichage sur le site le 20 mai 2008).

VI] La participation au concours implique l’autorisation de reproduction des textes lors de rencontres et sur le site de l’association Ecriture Artistique. Elle implique l’acceptation du présent règlement.


http://ecritureartistique.fr/concours.aspx
par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (0)   


free music




A partir de la proposition de la communauté Marignan :
Le syndrome de l'auteur...
http://www.un-cavalier.com/article-18793641.html

 
  J'ai caché les mots. C'est pas des mots de pacotille. Ils te racontent. Ils disent des trucs que tu sais pas sur ta vie, enfin, des possibles, des éventualités. J'ai dû les mettre de côté, entre parenthèses, en apparté, parce que tu les montres à n'importe qui. Comme des mots de foire. Tu divulgues leur secret. Tu donnes la recette comme si c'était celle du cheeseburger. Là tu vois, moi j'aime pas. Certes les mots quand je les agence c'est pour être lus. Par tous. Universalité. Mais à l'origine tu les as suscités, mais au commencement était le nous, l'histoire inattendue, surprenante, incongrue, souriante, érotique, insolite.

  Il y aurait un roman, qui sait. Tu croirais en connaître l'auteur, le titre, quelques phrases. Il y aurait un roman. Je le signerais d'un nom emprunté, inventé, d'un non ce roman ce n'est pas de la restauration rapide, si tu ne sais pas le goûter je ne te le donne pas, le titre je l'aurais changé et les quelques paragraphes que tu aurais pu lire je les aurais modifiés.
Un jour tu as dit : Attention si je veux tu ne me trouves pas.

Des paroles boomerang. Retour à l'envoyeur.

Toutefois tu n'es pas n'importe qui pour moi je ne t'en tiens pas rigueur ma tendresse tu l'as c'est pour toujours.

Mais.

Tu ne me liras pas.

Tu ne me lirais pas.

Si tu ne me lisais pas.


par Cathouche publié dans : textescourts communauté : Le Club des cinq à Marignan ajouter un commentaire commentaires (14)   


free music



Merci à la musique qui fait swinguer les mots...

Le sais-tu j'ai les yeux noirs, le sais-tu mon âme d'encre et d'ancre s'enchaîne, le sais tu la gorge serre, tu dis rappelle tu verras bien,
au bout du conte, au bout du fil, je le sais, d'avance je l'ai su,
je rappellerai et il n'y aura pas de voie.

Le sais-tu je les retiens, la peine, l'agacement, je les maintiens, à distance, l'agacement je peux, il est une colère qu'on étouffe, moi j'y arrive, la peine c'est plus dur, la peine c'est autre chose,
le sais-tu et ça me met en boule au fond des coussins, qu'on ne s'approche, qu'on ne me touche, qu'on ne me voit, je ne suis rien,
pas même le médiator au bout de tes doigts, je suis trop petite,
l'amer est trop vaste, si houleux.

Le sais-tu je suis couleur ternie, couleur bernée, dolorosa, Lola bluesée, Lola jazzée, archet cassé, piano sans accord, cor essoufflé.

Le sais-tu,

je suis petite...

 

http://www.youtube.com/watch?v=YzHY4y9P1MI

 

 

 

par Cath, Cathouche publié dans : Musique communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (5)   
  Tu pousses le caddie, au milieu des rayons, au milieu d'une foule incertaine, tu t'en moques, tu ne la vois pas, tu t'en moques, tu n'es pas vraiment là, c'est toujours toi l'automate, la poupée déglinguée, une bambola désarticulée, mine de rien.

  Café, chocolat, croquettes pour les bêtes, une dame choisit des petites boîtes, elle sourit, un homme te regarde, un autre, deux kilos de brugnons, carottes, pour le lapin blanc, pour toi, où est son gousset, t'es pas Alice, il n'y a pas de pays de merveilles...

Produits laitiers, plus de ballerines à ta pointure dans le rayon chaussons, tu poses ta main sur le visage qui t'interroges, tu es debout et c'est elle qui te tient, la fillette brune, c'est elle qui te tient, tu te pares de ta dignité, tu la chatouilles un peu, dedans tu es mandoline esquintée, ça ne se voit pas la crinoline déchirée, ça ne se voit pas...

Tu croises un couple, il parle avec une voix douce, elle est cassante quand elle répond, ça te fait mal, pourtant, c'est pas tes oignons...

Un petit maillot en soldes, la petite brune est ravie, elle se fait belle mon enfant, vite passer l'espace de la musique, je ne veux pas les guitares, je ne veux pas les violons, c'est plus fort que moi, je les entends, dans la nuit quand je dors je les entends, de toute façon...

A la caisse tu déposes les courses et ta douleur qui était coincée entre les barreaux, Elodie, c'est épinglé sur sa chemise, enregistre le bouquin, te remet la douloureuse, tu tiendras bien jusqu'à demain avec les mots, t'oublieras pas mais tu tiendras, alors Elodie dans un ultime bip, la voix joyeuse, te dit : Et un roman de Marguerite Duras !

Oui, et un roman de Marguerite Duras,

C'est tout...

par Cath, Cathouche publié dans : micronouvelles communauté : Le Club des cinq à Marignan ajouter un commentaire commentaires (3)   

Ce texte-là...

          

 

Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

Traduire dans une autre langue ? C'est possible...


  

   

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




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