Acteplume

  • : Catherine Peintre, Acteplume...
  • textescourts
  • : Ecriture livres
  • : Ecrire, et laisser des images naviguer sur le web. Bouteilles à la mer ? Pas totalement... N'hésitez pas à donner votre avis grâce aux commentaires pour m'aider à évoluer dans mon écriture et la configuration de mon blog... A vous lire aussi !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Commentaires

Rechercher


  Tapis, tapis rouge… Comptine d’un lundi pluvieux. Et si comme le dicton, on pariait sur un lundi heureux ?  Que ne ferait t-on pour museler nos peurs ? 



L’attente usante me détourne de ma nouvelle en cours d’écriture. Impossible de me concentrer sur cette salle de voyageurs où mon héroïne défile tel un zombie. La chair de l’histoire est light. Voire extra-light. L’inspiration a fui. En même temps que la pluie. En même temps que l’ennui. En même temps que le gris. Gris ? Oui peut-être. Devait être tout gris le plombage qui a sauté hier soir sous la pression d’une amande. Ma molaire toute nue ne supporte plus rien. Sous le froid et le chaud, elle hérisse ses épines douloureuses. Ne t’en fais pas ma belle. Dans moins d’une heure, l’homme de sciences t’aura redonné un habit. Sans doute tout gris. Qu’importe, ainsi protégée, tu me foutras la paix et je pourrai rejoindre ma belle amie Marine dans cet aérogare où plus rien ne se passe.
 



Clou de girafe et pomme d’api, tapis tapis rouge.
Clou de girafe et pomme d’api, tapis tapis gris…

 pomme-reinette.jpg


PS : Me suis trompée... 
La comptine c'est : pomme de reinette et pomme d'api... 
Sans doute, un effet pervers des clous de girofle chers aux dentistes pourvus de cous de girafe... (ouaf, ouaf !)
 


Retrouvez Mimi dans son monde au parfum de fleur d'oranger :
 
                                     http://couleur-pradoline.over-blog.com

 


par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (4)   



undefined
Pierre-luc, http://un-cavalier.com

 

par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (5)   

undefined

  Il me reproche toujours d'être excessive en toute chose. D'être trop caline ou trop froide. 
Ces deux extrêmes l'agacent. 

Trop de bisous l'étouffent. 
Trop de distance le blesse. 

Je lui fais des compliments en baisant sa main, brutalement il me la retire et me dit que j'en fais trop. 
Je me tais et me mets à l'écart tout le reste de la soirée, cela l'attriste.

Il est trop jeune, je le savais. Beaucoup trop jeune. A peine un an de plus que moi. Un enfant. Les hommes c'est toujours enfants, à cet âge là.

Un gémeau. Les plus maniérés du zodiaque.

Un jour tu me regretteras, lui ai-je dit la dernière fois. Un jour tu me chercheras, tu m'aimeras, mais je ne serai plus là. Tu devrais m'aimer pendant que je t'aime, après ce sera trop tard.

Du reste, je ne l'aime pas. 
Aimer n'est qu'un verbe. 

Un homme est un compagnon de distraction, utile pour le cinéma, les promenades du soir à la place du Trocadéro, où l'on s'embrasse, s'enlace et où comme tout le monde l'on fait semblant d'être amoureux.  

Un homme est un ami d'oreiller, une paire de bras qui nous aide à ne pas avoir trop froid l'hiver, l'été on peut s'en passer.

Un homme c'est ce joujou qui remplace nos poupées d'enfance, on le caline, le chouchoute, on pleure quand il n'est pas là et on le méprise quand il nous remplace par une autre nounou. 

Tant pis pour lui. Un jour, ce sera trop tard. 



Lecteur, je te pardonne cette intrusion dans mon univers. 
Ici, seule avec ma plume, je ris, je jouis, je râle.
Destinée  http://petitemomie.over-blog.com/

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs ajouter un commentaire commentaires (11)   
Un chassé-croisé ?

 

Sur le quai

Je vous guettais

Toute gaie

Je vous cherchais

Dans la gare

Vous vous cachiez

Chose rare

Vous m'évitiez



Qu'avais-je fait

Je ne sais



Je pris le train

Vous aussi

Mais plus loin



Sur le quai

Je vous cherchais

Dans la gare

Vous m'évitiez



Qu'avais-je fait

Je ne sais...



 

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : Les poètes en délires ajouter un commentaire commentaires (5)   

 
 1914547181.jpg Un jour, mon Prince est venu… 

Mais seules les petites filles croient aux contes de fées. La vraie vie en est si loin… 


Je nous croyais liés d’éternel… 


Nos vies trop parallèles s’étaient croisées sur le « H » du hasard pour courir vers le « A » d’une profonde amitié peu à peu transformée en Amour caché. Nous avons traversé les années sur le « I » de l’Incompréhension, Impossibilité, Infécondité. Nous sommes effrités, émiettés, craquelés en tout petits morceaux, comme le tissu usé du lien, rompu sur le « S » de notre séparation. 


Aujourd’hui, c’est ton anniversaire et je voudrais encore et toujours… Mais comme un joueur de tennis qui a systématiquement le filet contre lui, la vie ne favorise rien et tout va à l’inverse. T’envoyer un mot pour faire croire que « Même pas mal » ? Je suis tentée mais… 


Tant pis. Je range ma fierté au fin fond du placard, juste à côté du balai et de la serpillière. Tout, plutôt que de pourrir sur le bûcher de l’Indifférence.  


Je t’envoie un baiser déchiré, évaporé sur l’écran de ton portable où s’inscrivent trois petits mots : « Je te hais… » 


                    http://couleur-pradoline.over-blog.fr

 

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (5)   
  La bête des collines...  


  Elle court, elle court la rumeur ... L'an passé dit-on , une panthère noire, sans doute échappée de la maison d'un particulier, sillonnait les collines aux alentours de Cassis ...



Un matin, Alan est entré dans le bureau, m'a demandé si j'avais vu les actualités la veille au soir. J'ai répondu non, hier j'ai lu, et puis je n'aime pas regarder les infos. Pourquoi ?

Il a adopté un air mystérieux, s'est pincé les lèvres comme pour m'annoncer une nouvelle importante.

Eh bien pour ma part, a-t-il repris, j'assistais à une conférence. Donc ce reportage ... Mais à mon retour, ma femme et ma voisine m'ont raconté qu'une panthère noire rode dans nos pinèdes. Des campeurs l'ont croisée sur la route des Crêtes. Une bête musclée au regard inquiétant. Des agates chromées ornent sa robe d'ébène ... La trouille qu'ils ont eue ...

Quand Alan m'a laissée, je me suis remise au travail.

Chaque jour il est revenu m'en parler. Du coup le soir je m'interessais au journal télévisé, histoire que le présentateur m'en remette une couche.

Fais gaffe il a dit Alan, c'est un danger pour les enfants ces gros félins.


Deux semaines plus tard, les gendarmes reconnaissaient qu'il s'agissait d'un gros chat inoffensif. Exit la sauvage qui égorgeait les chiens et terrorisait la ville !


Alan m'a téléphoné hier. Il paraît qu'en juillet l'animal a été aperçu plus au nord, dans une forêt. Ils l'ont certifié à la télé et ...


Ce que ça me gonfle ces légendes urbaines !


Tiens, il est où le chat ? Mimiiiiine !!!
 

par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (4)   
    Reprise des activités de l'immeuble. Le président du conseil syndical est de retour, les autres rentrent de façon échelonnée, des photos plein le numérique. Tout le monde a sa convocation ? Prenez-garde aux billes, c'est mal isolé...

 

Les vacances s'achèvent et l'immeuble se repeuple. Vous vous souvenez ? Je suis la fille du troisième, mon balcon regarde la mer.


J'ai passé l'été à croiser mon voisin du dessous, celui qui vient pour les vacances, le beau, le ténébreux, le sensible, armé de ses yeux verts. J'ai toujours peur de dégringoler les marches quand il m'accorde un sourire. Maintenant nous sommes un peu amis, pour vous ce n'est pas grand chose mais ça me comble.


Hier, je relevai le courrier quand le brun du rez-de-chaussée m'a remis la convocation de l'assemblée générale du conseil syndical. Il m'a lancé une oeillade veloutée. Faut dire qu'il est sensuel, du moins en donne-t-il l'impression.


Voilà. D'ici la fin du mois on entendra cliquer les billes sur les carrelages, l'isolation phonique sera sûrement à l'ordre du jour de la réunion de septembre.


Ils seront là à hausser le verbe pour des broutilles : le docteur, le président du syndic, le jardinier. Et puis d'autres qui ont investi dans l'achat récent d'un appartement.


J'ai dernièrement entendu claquer la porte de M. Menvussa. Un voisin ou une voisine aurait tenté de lui fourguer un calendrier de 2006 ...


Il seront là. J'en aurai bien besoin. Calée sur ma chaise dure à grignoter des carottes en lamelles, je n'aurais de cesse de penser au type du deuxième qui peut-être déjà sera reparti, emportant dans ses yeux verts ...

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (5)   

Ce texte-là...

          

 

Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

Traduire dans une autre langue ? C'est possible...


  

   

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus