Acteplume

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Commentaires

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  Certains ont livré leurs secrets. Depuis on les connait mieux. Enfin, c'est ce que l'on croit !

J'aurais aimé comme Tony trouver une belle idée pour protéger notre planète des pollutions. Je la respecte, à mon petit niveau je la soigne. Autant que possible.

Parfois, avant le tag, des auteurs inspirés ont offert un poème. Quelque chose de joli.

joli-tag-copie-1.jpg

Je vous rappelle que sur le blog des équipières (http://lequipedechoc.over-blog.com)  des propositions croustillantes, énergiques, pétillantes, colorées, sont en ligne... La dernière, en attente de participations : Le blog maudit...

Et...

tag.jpg


J'en appelle à vot'bon coeur pour venir raffraîchir 
les peintures d' Acteplume dans la semaine, car, à plusieurs reprises, des blogueurs malotrus sont venus taguer les murs ! Faut dire que c'est toujours ouvert ici, alors forcemment !



Sont désignés chefs de travaux :

 http://couleur-pradoline.over-blog.com

 http://enriqueta.over-blog.com

 www.un-cavalier.com

 http://www.tony87OOO.com

 http://lacigalechezlesfourmis.over-blog.com

 http://club-jade.over-blog.com

 http://moncarnetamalices.over-blog.com

Pourquoi ?

La plupart ont tagué Acteplume... D'autres, comme Pradoline, ont des mains en or, il suffit de visiter leur blog...

A vos pinceaux !

Et les secrets ?

Ah oui, mes secrets... 

Si vous croisez la journaliste...




par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (9)   
  A peine née, toute petite déjà…

 

  Pour respirer, on demande où ? Vite ! Je manque d’air. A droite on me dit qu’il fallait y penser avant, à gauche que ce ne serait pas le moment, derrière qu’il y en aura pour tout le monde et devant, que là n’est pas la question. Au centre, j’étouffe… Crise imprévisible, recherche de mots urgente, maintenant rien n’est suffisant et là est le problème. Asphyxie et tétanie sont les deux seules gamelles qu’on me tend.

Prenez et mangez-en en tous, etc.

Non. Overdose.

Prenez et buvez-en tous, etc.

Non. J’arrive à la lie. Une bouffée d’oxygène, vite. Le ballon de rouge ne fait plus effet.

Les secours ne sont pas prévus. Vous êtes programmé pour marcher droit.

Indiquez-moi la sortie. Le temps de trouver un souffle d’air. Quelques mots légers.

Voie sans issue. Avancez s’il vous plaît. Suivez la flèche. Ne ralentissez pas le mouvement. Acquiescez. Obéissez.

 

Non.

Je vous rends vos armes mais pas mon âme.

Je respire mieux ainsi.

Et au loin se dessine une lueur. Que je tais.

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs ajouter un commentaire commentaires (9)   
Quelqu'un peut répondre ?

 

Cela fait très longtemps

C'était peut-être hier

C'était jour de printemps

Etait-ce un jour d'hiver

Ta présence si proche

S'éloignait en silence



C'était ce jour-là

Je m'en souviens encore

Jour de triste mystère

Jour de feuilles mortes

Il pleuvait

Le Soleil dardait un rayon de larmes

Je pleurais

Pourquoi en ris-je alors



Mais cela fait si longtemps

C'était peut-être hier

Est-ce que je t'aime autant

Je me souviens.


 

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : Les poètes en délires ajouter un commentaire commentaires (5)   
   Elles ont une dizaine d'années. Elles imitent les garçons de leur école... Des billes colorées encombrent les poches de leurs manteaux de princesses...

 

Le samedi après-midi,j'aime à déguster un expresso à la fenêtre de mon vaste séjour. Au loin, éclat de la mer souligne ma quiétude. Bleu de cobalt, bleu de prusse. Outremer. Indigo, jamais.

La chatte jette son oeil d'opaline sur ma distraction. Se roule sur le canapé,s'entortille et se fond dans son panache noir et blanc. Soupire, plonge dans ses féeries mystérieuses.

En bas de l'immeuble, dans l'aire de jeu, j'observe mes deux petites voisines, Aude et Cléo. Elles sont attendrissantes, toutes de rose et de pourpre vêtues. Elles affichent des sourires entendus de coquines. Visiblement, elles jouent aux billes. Leur choix se fait en fonction de la couleur des agates,de leur rareté. Les petites filles conservent les plus précieuses dans leurs manteaux, mettent en jeu les plus communes.

Leur père qui est médecin, Monsieur Buchero,les écoute s'amuser tout en réparant sa voiture, aidé par Hervé ,le jardinier du lotissement. Ce dernier lui passe les outils sous le véhicule... ça fait un moment qu'il est là-dessous, le docteur...

Aude et Cléo lancent les billes et rient. Elles lancent fort à présent. Sur une fenêtre du rez-de-chaussée. Andreo Letti,le président du syndic, sort, charentaises et robe de chambre, colère. Il leur crie de cesser de l'importuner, qu'on est samedi, qu'il aimerait se détendre et... il glisse, tombe le nez dans l'herbe fraîchement tondue. Une petite bille roule à peine, à ses côtés. Deux petites filles rient. Un homme git,un autre, mine de rien.. 

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (6)   
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Quand la plume de l'ange en ses larmes trempée
Dans la crypte azurée ourlée de mille étoiles

Nous chuchote son monde aux cœurs de salamandres

De blessures épineuses, de magies diamantaires


Sous ses cheveux de geai aux allures de poupée

Quand Aquilon nous dit paré de fines voiles

Les poèmes sortilèges, merveilleux à revendre

Emplis de séductions et de rêves offerts

 

Cavalier


Découvrez le monde magique d'angel 
http://larmes.over-blog.net

par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (2)   
Bleu le ciel bleu qui écrase le jour et accorde à la mer son éclat majorelle. Ote à l'amer les idées ritournelles.

 

Dis Maman, est-ce le mot juste ?

Ton iris lazuli raconte-t-il le bleu qui accompagne et protège et berce en son violon ?

 

Miel la lumière au-dessus du berceau qui accueille l'enfant au poing serré.

 

Hériteras-tu ma fille cette expression gourmande, réglisse particulier, du regard de ton père ?

 

La vie toujours recommencée.

 

Ca sent le beurre et le café dans la cuisine.

Quelque lilas coupé attend vase et eau fraîche. Il crache mauve sur la table.

 

Harmonie ni plus ni moins.

 

Chaude la chatte en boule sur les coussins. Comme mon chat avant, comme mon chat après.

 

Le temps en avant en arrière, le temps pendant. Le temps diapré.

 

Blanc le cheveu perdu entre mes pans, fil pendu, suspendu à l'histoire, chenu, fané, passé, pétale beau de rose jeune encore, séché, seul, élavé, suranné.

Mais ombre souriante.

 

Quelque chose d'immobile.

 

Et un extrait d'arc-en-ciel...

 

 

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : Le Club des cinq à Marignan ajouter un commentaire commentaires (4)   
Pour co errante ... En clin d'oeil à son fulgure (texte court) du même nom ... 

Pour La gazette des blogs, ma participation autour du sujet de février ! 

"Indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, c'est l'attente qui est magnifique. " Breton (Nadja)


Les mots ne diront jamais tout.


Qu'importe, cela n'intéresse personne, l'essentiel. L'essentiel c'est... indéfinissable, comme l'art... indicible, comme les mots.


On ne peut pas dire les mots, mais on peut en jouir. Comme d'un corps. On se sert des mots pour raconter des histoires. Mais en racontant, on ne dit rien, on séduit...


Le mot, c'est l'ineffable, vraiment.


Les mots pour le dire -et d'abord pour dire quoi? - Elle, n'y croit pas.


Quand elle était petite, elle avait toujours le mot à la bouche. Le mot pour rire, le mot pour se taire. Quand elle fut grande, elle but le dernier mot.


Ainsi, ayant déjà fait l'expérience du langage, Elle, se mit en quête d'Idéal.


Dès lors, elle n'eut plus jamais le mot exact, le mot qu'il faut.


Que faites-vous Elle ? Vous marchez dans les rues désertes, les rues sans ciel, vous dansez des sarabandes inutiles, des farandoles perdues au milieu des couleurs, au milieu des velours. Si vous trouviez l'Idéal, qu'adviendrait-il de vous ?


Elle ne sait pas.


Elle, se contente d'aller au bord de la mer, d'embrasser du regard ses flots spumescents, lactescents, noirs aussi.


Elle, a le rire au bord des larmes. A ce sourire crispé qui fait pressentir le mal de vivre, le mal d'attendre, ce petit rictus au coin de la bouche qui transfigure un visage ...


Elle, ne sait pas ...

 

 

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (4)   

Ce texte-là...

          

 

Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

Traduire dans une autre langue ? C'est possible...


  

   

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




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