Acteplume

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Commentaires

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Comme on glisse sur un mot
J’étais pas à ma place
Sur les tags qui dansaient,
Si c’est mes dernier tears
on a drunky foggy boat
 
I quitte you, demain si tu veux
I’ll let my shadow on a paper
I’ve in a rainy street mind
Your skin like a mad sea
 
Si c’était a dream encore
i said you’re still a pretty girl
but they dont’t know
little girl on a blue bridge
kind wind glisse sur tes yeux
 
They told you’re so kind
Je sais que t’es loin
I know it’s today, you read
My tears put on yours lips
A kind girl as you are
 
I quitte you, demain si tu veux
I’ll let my shadow on a paper
I’ve in a rainy street mind
Your skin like a mad sea
 
Comme on glisse sur un mot
J’étais pas à ma place
Sur les tags qui dansaient
Si c’est mes last news
on my drunky foggy boat
 
they wanted something else
             a joke on a blog , a sweet com’
a thank’s you gave on seven
           your tears in a chelsea ’s cry
alone like a drunky boat
 
I quitte you, demain si tu peux
         I’ll let my shadow on a paper
I’ve in a rainy street mind
        Your skin like a mad sea 


www.bill-past-john.com
 
par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (9)   
IMG-0724-a.jpgEtre autodidacte en dessin, en peinture. C’est bien. Mais suivre quelques cours d’art plastique c’est bien aussi. Hou, les tâches sur les taches aquarelles. Le colmatage des perspectives en fuite. Le travel sur le carnet de voyage.

Puis être le seul garçon au beau milieu de dix filles, c’est pas mâle non plus. Un cavalier chouchouté enchanté. Ha, le prof va être absent trois petites séances, mince.

 

Je prends un peu de temps pour te montrer mon dessin de mercredi soir. C'est une petite prof en remplacement, une peintre qui ne fait que du portrait. Elle nous a appris le pastel sec. En noir et en blanc. Pour commencer. On n’aura que trois cours avec elle.

La photo de départ est mise à l'envers. Et on doit s'atteler à mettre des taches sans penser aux organes le nez, le menton etc. Ne penser qu'à la forme et à la teinte des taches. S'affranchir du travail de reconnaissance calculatoire des visages du cerveau. Ne pas faire les contours avant non plus. Etendre rapidement les taches à partir du centre : le nez par exemple etc... En plus commencer par le pastel blanc sur le papier blanc (gloups !) et mélanger le noir ensuite.

Donc je commence et j'y arrive pas du tout. Je vois pas le blanc sur blanc. Je bigle un max, lol. Je vois les filles qui foncent sur leur dessin, comme des furies, et ça y va autour de moi. Pfff des rapides. J'en prends mon parti et me dis : tu es vraiment nul PL. Bon, à force je tire quelques taches et fais un peu de contours pour me rassurer (tant pis). Et la prof arrive. Je m'attendais à : bon je vais vous montrer. Mais elle dit : chouette, whoua, quel mouvement dans votre tableau ! Hein ? Je me recule, et beh oui c'était pas mal. Hou, ça m'a motivé pour la suite...

A la fin on a tous retourné les tableaux et : Surprise !  Et moi de dire : elle est passée sous un train, oui...

Enfin, j'ai pas dit, mais j'étais content quand même.

Bon après, il faut normalement le reprendre un peu, à l'endroit, quand même. Mais j'en avais assez, et je veux pas détruire mon mouvement. Je passe à autre chose.

Pis la prochaine fois on en fera un autre, à l’endroit. Ouf, LOL !
 

 

Pierre-Luc, Blog un-cavalier.

 

par Cavalier publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (8)   
undefined  Au départ nous avons balbutié, j'emmêlais mes doigts dans tes fonctions, tu étais un nouveau né comme un autre dans les catalogues d'overblog. J'ai hésité. Même débutante j'ai hésité. Un blog, un site ... Et rien ? Rien c'est bien aussi !  Une petite voix m'a dit : il doit exister, il s'appelera Acteplume, et tu verras, tu verras...

Tu vois, je vois, c'était l'année dernière...

(Je placerais bien un lien You Tube à cet endroit du texte, genre C'était l'année dernière du groupe Il était une fois, mais c'est une chanson pour les mamans qui regardaient l'émission Numéro 1 quand elles étaient petites... Non va, je mets pas...)   

Récemment nous t'avons conjugué en choeur : j'acteplume, tu acteplumes, il acteplume, nous acteplumons, alouette je te plumerai, vous acteplumez, ils acteplument. Et parce que je ne le ferai pas je vais te l'avouer : j'ai pensé te conjuguer au passé, simple ou composé, en action rapide et sans retour.
undefinedMais une petite voix m'a dit : il doit poursuivre son chemin, il s'appelle Acteplume, il brouillonne, il tatônne, il se planque parfois, il ressemble à...

Oui, ça va, à moi, je sais, j'ai répondu à la voix...

Bon alors voilà, on continue, sous l'oeil bienveillant de ta marraine et de ton parrain, qui font ce que je ne sais pas faire : justifier un texte, incorporer une image, une vidéo ! On continue, parce que maintenant t'as des copains de classe qui viennent goûter à la maison, qui t'invitent chez eux aussi. On continue, parce que tu as reçu de merveilleux mots en cadeaux issus de belles encres. Mais s'il te plait range ta chambre !undefined


Je te souhaite un bel anniversaire mon Acteplume...   

   
par Cathouche publié dans : textescourts communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (24)   
Bonjour, c'est pour les résolutions !

Ah oui, je vous reconnais : vous écrivez sur papier bleu ! Moi je suis la journaliste...


Je m'en souviens. Celle avec le joli sourire...

On se tutoie, non ?

On va faire comme ça...

Donc, tes sept résolutions pour cette année, sont ?

Alors je les classe :
 
1) Ecriture du roman dans la semaine,

2) Plus de participations aux recueils de nouvelles collectifs,

3) Me placer mieux en concours,

4) Ecrire de manière plus convenue par conséquent,

5) Publier moins sur mon blog et ne pas employer le verbe acteplumer, 

6) Moi aussi, agir en conséquence,

7) ...


Oh ça va ! Tu vas pas faire ta Mary Higgins Clark, là ! Dans la vie, tu vis quand même ! T'as rien d'autre comme résolutions ?

Pourquoi Higgins Clark ?

Parce que. Comme ça. Pourquoi pas...

Alors je reprends et je reclasse : 

1) Arrêter de languir en regardant par la fenêtre,

2) Arrêter de rêver en regardant Thalassa,

3) Arrêter d'apprendre par coeur les répliques d'anthologie des Bronzés et des Sous-doués,

4) ...

Arrête d'arrêter et d'apprendre ! Tu pourrais... diversifier...

Bon, je recentre et donne un nouveau classement :

1) Faire le ménage en grand une fois par semaine, le samedi, y compris la poussière des meubles,

2) Faire les grandes courses tous les vendredis à cinq heures,

3) Me remettre aux fractions niveau CM2 pour aider ma fille à faire ses devoirs,

4) Brosser les dents de mon chien le dernier dimanche de chaque mois,

5) ...


Ouh là ! Tu veux nous rendre dépressives ? Allez, fais un effort !

Mais c'est que... Je m'engage à écrire quelques articles pour La gazette, à ne pas changer la couleur d'Acteplume, à... euh...

I, O, U, la voilà poète ! Ah, j'vous jure, quelle recrue !

Dis, il me reste un fond d'armagnac, ça te dit avec le café ?

Et pochtronne avec ça, on aura tout vu ! Juste un peu alors, l'armagnac... Tiens, sers-toi donc, j'ai apporté une galette à la frangipane, tu préférais pas la briochée ? Et goûte aussi les sarments du Médoc du réveillon, on va pas les jeter, ce serait dommage !

 

par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (17)   
    Ce garde, à l’extérieur, additionne les rancoeurs à mon encontre et mesure patiemment les segments du pavé qu’il foule mètres après mètres d’un même pas renfrogné pour m’en faire un jour payer le dividende forcément subjectif. Ce sera une photo volée car de son imagination étriquée ne peut sortir qu’une photo volée. Cette fille, au salon, se fend d’une grimace souriante et s’improvise une discrète complicité ; avec elle l’addition sera plus lourde. Une copie de mon carnet d’adresse sans doute, elle semblait s’y intéresser de très près hier encore, alors qu’elle me pensait endormie dans mon bain. Le jardinier me déteste depuis mon avis sur ses roses ; pourquoi faut-il donc ménager le personnel alors même qu’il néglige sa mission ? Qu’importe, les épines qu’il me réserve sont de celles dont on ne se méfie guère mais qui vous tétanos à la moindre occasion : les salopes ! La cuisinière est de mèche avec le chauffeur, il sent toujours le chou-fleur et la girofle ; cela ne m’étonne car ils sont quasiment du pays, lui venant de la triste Vendée, elle de la méchante Bretagne. Elle me méprise, lui hésite encore, se souvenant d’une nuit d’orage dans la Cadillac en panne au désert du col de Lus la Croix Haute. Il ne lui faudra plus longtemps pour vendre ses mémoires.
 
Quels choix me restent-ils ?
 
Les somnifères font leur effet mais l’odeur de l’essence vous incommode t’elle ?
 
Rassurez-vous, ce n’est plus qu’une question de temps, le temps que j’en grille une petite dernière.... 
 
par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs ajouter un commentaire commentaires (4)   
Bonjour, je suis la journaliste, vous savez, la gazette des blogs...

Oui, je sais, j'ai demandé l'inscription...

Et nous avons accepté ! Vous êtes contente ?

On va dire ça comme ça...

Vous aimez le bleu vous ?

Sans plus... Oui, enfin, oui...

Non parce que chez vous c'est...

C'est bleu en effet !

Bon, alors, votre blog c'est écriture... Ecrivain ?

Hein ? Ah non, j'écris, ça veut pas dire que...

Faites pas votre modeste !

Non, l'écrivain, je vous explique : Il s'attable, il s'accroche, il conçoit, ça lui prend trois mois ou six, il a fait un livre, et hop, il est en vacances ! Il fait ça tous les ans ! Moi, j'écris, tout le temps, des vacances, non, j'écris tout le temps...

Ah, oui... ça fait pas avancer l'entretien, et puis, c'est d'un commun...

L'interview, je comprends, il vous faut de l'insolite, du différent, pas du banal...

Entretien, entrevue, interview c'est pas très...

Permettez, je vais garder ce mot, j'aime bien une certaine impureté dans le langage, un soupçon d'étrange, d'étranger, d'exotisme...

Oui, oui, finalement j'aime aussi, c'était histoire de cadrer les choses, de vous mettre à l'aise, de vous conduire sur un sujet, les mots, qui vous tient à coeur...

Oh merci, je suis touchée. Vous avez un joli sourire...

Arrêtez, je vais rougir... Dites, on m'attend, ça vous fait rien si...

Non, non, je vous en prie, en plus on est le premier...

Bon, alors à bientôt... Une belle année...

Revenez pour le café... Je vous souhaite une douce et heureuse année...    
par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (14)   
Le melting potes c'est... 

J'ai donné la définition dans le précédent. Celui-ci est différent, il chaparde les mots, les sort du contexte, respecte l'intime, mais il ajoute mon regard, accepte ma couture...


Perdue,
perdure,
accord à corps perdu,
pendue à ton court défendant,
défendu...

Il n'est pas là pour être beau ou pour être gentil. Que ne remarque-t-elle l'homme sage et prudent. Il observe, il apprend, il dit c'est cette année que.

Elle, elle ne sait pas beaucoup, juste elle a quelques notions pour l'ombre et la lumière.

Regarde comme c'est beau, la nuit qui approche et ces lumières au loin !

C'est moi la lumière !

Comme tu te la pètes !

Si on se presse, on peut voir plusieurs fois ce coucher de soleil, si on arrive avant lui, si on se déplace.

On se déplace ?

Mon téléphone sert à téléphoner, il n'a pas d'options particulières. Sauf le traducteur.

Et si tu as envie de prendre une photo ?

J'utilise un appareil photo.

Il fait nuit, les marches...

Avec ton téléphone, éclaire...

Des doigts croisés.

La rondelle de citron, tu ne la manges pas ? T'aimes pas quand c'est acide ?

Si, le pamplemousse, le matin.

Le froissement des vagues.

J'ai mis pour deux heures dans le parcmètre. Je sais ce que je fais.

Elle remarque. Son regard doux mais si autoritaire qui invite le serveur à s'enquérir. C'est rare un tel charisme. Elle voit.

Tu ne bois jamais ?
Y a un pub irlandais par ici ?
Mais tu me fais du pied là...

Je me suis baigné ce matin.

Où ? A la mer ?

Dans une piscine.

Elle se demande de quelle couleur est son caleçon de bain. C'est incongru comme question. N'empêche qu'elle se la pose.

Je travaille. Tout le temps. Je dors trois ou quatre heures par nuit.

Comment s'appelle ta fille ?

Moi aussi j'aime le café. 

Mon frère, deux jours, après, ça lui était arrivé, la même chose, dans le même quartier...

Tu veux manger quelque chose ?

Tu sais ce que c'est cet énorme bâtiment sur la mer, au bout du quai ?

J'aimerais recontacter mon professeur de musique. Lui dire que j'en ai fait mon métier.

Veux-tu que je le fasse ?

Elle pense à ce livre, Moderato cantabile.

Prends soin.

Ne mets pas cinq ans.

Pourquoi cinq ans ?

Pour dire de ne pas tarder trop à donner des nouvelles.

Le bâtiment, depuis, elle s'est renseignée. C'est pour la réparation navale.

Y a quoi dans ton sac ? Il pèse une tonne !

Normal, elle pense. C'est celui de Mary Poppins.

J'ai pas le visa.

Oh si c'est seulement une question de papier, elle va rester sur Terre, en situation irrégulière, parce que si ça se trouve, ça vaut La Lune.

Le risque, c'est de ne pas prendre le risque.

Le risque. C'est de ne pas le prendre. Le risque.

Le risque est de ne pas le prendre. Ce risque.

T'aimes pas les légumes ?

C'est de la mauvaise musique des années '80.

Non, ça non. 

I'm just afraid of loosing you. 

Ecoute...

http://fr.youtube.com/watch?v=tJ4X53bYnWI
par Cathouche publié dans : Melting potes communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (2)   

Livre



         

  La Ciotat, Le Bec de L'Aigle

Merci Clara pour la photo de couverture de mon livre que l'on peut désormais retrouver ici : link  

La rose d'encre en audio


TITEFEE, plume talentueuse qui publie sur Oniris, a pris ma nouvelle, La rose d'encre  link
pour l'animer de sa voix. Merci TITEFEE.

Musique de fond : Romance, Mozart.

                                                    


Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




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