

Acteplume... Voyage en mots bleus...
"L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau
cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire."
L'acte plume, Co errante

Il est quinze heures, elle a appelé pour annoncer je suis là dans dix minutes, je conduirai la Clio blanche de ma mère. Ne t’en fais pas, on se reconnaîtra.
Je marche vers elle. C’est aussi beau qu’un premier rendez-vous.
Une auto se gare le long du trottoir, près de moi. La portière s’ouvre pour laisser sortir un imperméable beige. Une tête s’ébroue. Cheveux de jais. Je laisse ses bras me serrer, sa bouche saisir mes joues. Je suis très émue. Elle affirme dans un saut de joie que n’importe où, oui n’importe où elle m’aurait remise. Et n’importe quand.
Moi, ça fait juste vingt ans que je n’ai pas rencontré une si belle personne.
Viens, allons boire du thé et parler littérature jusqu’à plus soif. Viens poser ton roman sur ma table, tes jours sur mes questions et tes yeux sur les miens.
Enfin je te retrouve comme lorsqu’on avait dix-sept ans. Tu m’as manquée. Tout ce temps tu m’as manquée.
Dis, tu reviendras demain ?
Voilà. C’est que du vrai. Bien sûr elle est revenue le lendemain. Deux jours où on n’a pas compté les heures. C’est le plus extraordinaire week-end d’amitié que j’ai vécu. J’ai pris le temps avec elle comme un beau cadeau.
On a roulé au bord des plages, ensemble.
Depuis, quand je colle mon nez contre la baie vitrée, je ne me sens plus vraiment seule pour contempler la mer.
Tu reviens quand Nathalie ?
Extrait de Des mots sur mes images, en ligne sur
L'Etre
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Voici quelques unes des réalisations de Jo. Des animaux si familiers. Tout le monde devrait avoir ça à la maison !
Les cygnes - Acrylique

Elle avait des cheveux bruns mon guide ...
Je suis celle qui regarde autour et devant.
Je tourne sur place. J'aime le bleu et la vague et le parfum du sable. Dis, tu viendras voir la mer ?
Un jour, je ne sais plus lequel, j'ai réalisé que tu manquais à ma plénitude. J'étais devant la pharmacie et comme j'avais de l'avance sur l'heure d'ouverture, j'ai jeté un coup d'oeil en arrière.
J'ai pensé qu'ils avaient eu tort de mettre autant de grilles en barricades. Pauvre école prisonnière ! J'ai pensé qu'en lieu des barreaux blancs... oui, quelque chose de sombre, couleur d'une amande fânée...
Et j'ai pensé qu'ils avaient bien fait d'ouvrir une pharmacie en face du lycée.
Une gamine est passée sur une vieille mobylette, vêtue de ses quinze ans et de ses longs cheveux noirs. Elle portait un casque de moto assorti à ses cheveux.
C'est alors que je t'ai revue.
Elle m'est revenue là, cette image de toi et du solex.
Et tout le reste avec.
Dis, tu viendras voir la mer ?
Extrait de Des mots sur mes images, en ligne sur L'Etre
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http://fr.youtube.com/watch?v=qKoYJEekiKs
L’attente usante me détourne de ma nouvelle en cours d’écriture. Impossible de me concentrer sur cette salle de voyageurs où mon héroïne défile tel
un zombie. La chair de l’histoire est light. Voire extra-light. L’inspiration a fui. En même temps que la pluie. En même temps que l’ennui. En même temps que le gris. Gris ? Oui peut-être.
Devait être tout gris le plombage qui a sauté hier soir sous la pression d’une amande. Ma molaire toute nue ne supporte plus rien. Sous le froid et le chaud, elle hérisse ses épines douloureuses.
Ne t’en fais pas ma belle. Dans moins d’une heure, l’homme de sciences t’aura redonné un habit. Sans doute tout gris. Qu’importe, ainsi protégée, tu me foutras la paix et je pourrai rejoindre ma
belle amie Marine dans cet aérogare où plus rien ne se passe.
Clou de girafe et pomme d’api, tapis tapis rouge.
Clou de girafe et pomme d’api, tapis tapis gris…
PS : Me suis trompée...
La comptine c'est : pomme de reinette et pomme d'api...
Sans doute, un effet pervers des clous de girofle chers aux dentistes pourvus de cous de girafe... (ouaf, ouaf !)
Retrouvez Mimi dans son monde au parfum de fleur d'oranger :
http://couleur-pradoline.over-blog.com
Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)
Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)
Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)
On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)
Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.
(Marguerite Duras, C'est tout)
S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)
Traduire dans une autre langue ? C'est possible...
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