Acteplume

  • : Catherine Peintre, Acteplume...
  • textescourts
  • : Ecriture livres
  • : Ecrire, et laisser des images naviguer sur le web. Bouteilles à la mer ? Pas totalement... N'hésitez pas à donner votre avis grâce aux commentaires pour m'aider à évoluer dans mon écriture et la configuration de mon blog... A vous lire aussi !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Commentaires

Rechercher




Le-lierre-001.jpg





Le-go--ter.JPG
par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : Les poètes en délires ajouter un commentaire commentaires (8)   
  Le bruit court sur Overblog, et le staff en est témoin, qu'à la nuit bien tombée, lorsque les derniers blogueurs, exténués mais ravis, soufflent sur les lampes vascillantes avant de s'endormir, le bruit court, donc...

Je le sais de Couleur Pradoline, mais L'impromptu déjà s'en doutait, je ne vous cache pas que même Enriqueta...

Bref, on m'a dit que chaque année, le dernier soir de Février, l'agitation se notait au sein des blogs... Certains changent de couleur, d'autres de police de caractère, des complices échangent des images et c'est la zizanie dans les articles ! Au petit matin, les internautes assidus, surpris, découvrent leurs espaces désordonnés et heureux.

Ainsi, il se raconte dans tous les bons endroits à la mode de notre cybertoile, qu'un lieu magique ouvre ses portes en secret à l'orée du mois de mars... Au blog masqué...

Au blog masqué. Boîte de nuit pour blogs, inventée par un blog déchu, maudit. C'était un très vieux blog, son auteur, lassé, fatigué aussi, l'avait pointé du doigt sur l'écran noir de... Bon, non, rien, l'avait pointé du doigt donc en lui criant : Je te maudis ! Je te ferme !

Mais des traces de l'infortuné avaient survécues, et petit à petit, avec patience, il s'était reconstitué. 

Ce blog errant toutefois est craintif. Alors, pour ne pas être solitaire à jamais, une fois l'an, au sortir de février, il se souvient qu'il fut répudié et...
 
                             
http://fr.youtube.com/watch?v=zRrapbjfdNc



par Cathouche publié dans : La gazette communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (16)   

Un petit clin d'oeil !
undefined

  Le soleil se couche à l’horizon. Sur la terrasse,  les senteurs sont encore présentes.  Je suis bien. Une douce brise vient de se lever et soulève ma robe de mousseline.  Je m’accoude à la rambarde et je contemple la mer. Les vagues viennent s’échouer doucement sur la plage. 

Un paquebot, au loin  file sur la ligne d’horizon. Je ferme les yeux. Je suis une sirène, et  le  sillage du bateau m'entraîne.  Il m’emmène au gré de ses destinations. J'échoue sur une immense étendue de sable fin, où des palmiers gorgés de soleil semblent me faire une haie d’honneur.  Ma curiosité  de découvrir le pays des humains va me coûter la vie.  J’ai de la peine à respirer, j’essaie de rejoindre mon habitat  la mer, mais je suis épuisée.

Je tourne la tête et je vois un homme  à l’autre bout de la plage. Il m’a vu, il hésite, puis se met à courir dans ma direction.

Il est fort, il est beau, il me sourit. Oh ! c’est… c’est  un poisson. J’ai encore la force de lui tendre  les bras et… et je sens des bulles pétiller sur mon visage. Nous sommes dans l’eau. Il m’a sauvé d’une mort affreuse. J’ouvre  la bouche, le délicieux liquide coule dans ma gorge. Mais… je connais ce breuvage.

J’ouvre les yeux.
 
- Oh ! mon chéri tu es là? du champagne ?

- Je ne sais pas où tu t’es évadée mon coeur, mais tu semblais avoir très soif et, comme je sais que tu adores les bulles pétillantes…

Je  reprends une coupe de champagne pour noyer le poisson !

Comme j’ai aimé ce voyage !

sirene.jpg
source image: blog-data.sport365.fr 

Loula : Le blog de lecrivaine
http://lecrivaine.over-blog.com/
par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : Ecriture Ludique ajouter un commentaire commentaires (2)   
Au détour d'un enchantement ...

 

Il est quinze heures, elle a appelé pour annoncer je suis là dans dix minutes, je conduirai la Clio blanche de ma mère. Ne t’en fais pas, on se reconnaîtra.

 

Je marche vers elle. C’est aussi beau qu’un premier rendez-vous.

Une auto se gare le long du trottoir, près de moi. La portière s’ouvre pour laisser sortir un imperméable beige. Une tête s’ébroue. Cheveux de jais. Je laisse ses bras me serrer, sa bouche saisir mes joues. Je suis très émue. Elle affirme dans un saut de joie que n’importe où, oui n’importe où elle m’aurait remise. Et n’importe quand.

 

Moi, ça fait juste vingt ans que je n’ai pas rencontré une si belle personne.

 

Viens, allons boire du thé et parler littérature jusqu’à plus soif. Viens poser ton roman sur ma table, tes jours sur mes questions et tes yeux sur les miens.

Enfin je te retrouve comme lorsqu’on avait dix-sept ans. Tu m’as manquée. Tout ce temps tu m’as manquée.

 

Dis, tu reviendras demain ?

 

Voilà. C’est que du vrai. Bien sûr elle est revenue le lendemain. Deux jours où on n’a pas compté les heures. C’est le plus extraordinaire week-end d’amitié que j’ai vécu. J’ai pris le temps avec elle comme un beau cadeau.


On a roulé au bord des plages, ensemble.

 

Depuis, quand je colle mon nez contre la baie vitrée, je ne me sens plus vraiment seule pour contempler la mer.

 

Tu reviens quand Nathalie ?


         Extrait de Des mots sur mes images, en ligne sur L'Etre 

                                           http://revuehauteurs.free.fr

 

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (7)   

 
 Voici quelques unes des réalisations de Jo. Des animaux si familiers. Tout le monde devrait avoir ça à la maison !


 
Les cygnes - Acrylique


Le  dragon-turquoise - Crayons de couleur, craies et pastels 


La suite... heu, ben chez  jo sur  http://imagination.de.jo.arts-lettres.over-blog.fr/

 

par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (2)   

Elle avait des cheveux bruns mon guide ...


Je suis celle qui regarde autour et devant.


Je tourne sur place. J'aime le bleu et la vague et le parfum du sable. Dis, tu viendras voir la mer ?


Un jour, je ne sais plus lequel, j'ai réalisé que tu manquais à ma plénitude. J'étais devant la pharmacie et comme j'avais de l'avance sur l'heure d'ouverture, j'ai jeté un coup d'oeil en arrière.

J'ai pensé qu'ils avaient eu tort de mettre autant de grilles en barricades. Pauvre école prisonnière ! J'ai pensé qu'en lieu des barreaux blancs... oui, quelque chose de sombre, couleur d'une amande fânée...

Et j'ai pensé qu'ils avaient bien fait d'ouvrir une pharmacie en face du lycée.


Une gamine est passée sur une vieille mobylette, vêtue de ses quinze ans et de ses longs cheveux noirs. Elle portait un casque de moto assorti à ses cheveux.


C'est alors que je t'ai revue.


Elle m'est revenue là, cette image de toi et du solex.


Et tout le reste avec.


Dis, tu viendras voir la mer ? 

Extrait de Des mots sur mes images, en ligne sur L'Etre

http://revue.hauteurs.free.fr


http://fr.youtube.com/watch?v=qKoYJEekiKs

par Cathouche publié dans : textescourts communauté : papierlibre ajouter un commentaire commentaires (3)   

  Tapis, tapis rouge… Comptine d’un lundi pluvieux. Et si comme le dicton, on pariait sur un lundi heureux ?  Que ne ferait t-on pour museler nos peurs ? 



L’attente usante me détourne de ma nouvelle en cours d’écriture. Impossible de me concentrer sur cette salle de voyageurs où mon héroïne défile tel un zombie. La chair de l’histoire est light. Voire extra-light. L’inspiration a fui. En même temps que la pluie. En même temps que l’ennui. En même temps que le gris. Gris ? Oui peut-être. Devait être tout gris le plombage qui a sauté hier soir sous la pression d’une amande. Ma molaire toute nue ne supporte plus rien. Sous le froid et le chaud, elle hérisse ses épines douloureuses. Ne t’en fais pas ma belle. Dans moins d’une heure, l’homme de sciences t’aura redonné un habit. Sans doute tout gris. Qu’importe, ainsi protégée, tu me foutras la paix et je pourrai rejoindre ma belle amie Marine dans cet aérogare où plus rien ne se passe.
 



Clou de girafe et pomme d’api, tapis tapis rouge.
Clou de girafe et pomme d’api, tapis tapis gris…

 pomme-reinette.jpg


PS : Me suis trompée... 
La comptine c'est : pomme de reinette et pomme d'api... 
Sans doute, un effet pervers des clous de girofle chers aux dentistes pourvus de cous de girafe... (ouaf, ouaf !)
 


Retrouvez Mimi dans son monde au parfum de fleur d'oranger :
 
                                     http://couleur-pradoline.over-blog.com

 


par Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (4)   

Ce texte-là...

          

 

Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

Traduire dans une autre langue ? C'est possible...


  

   

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus