Présentation

Derniers Commentaires

Recherche

Jeudi 27 décembre 2007
   A partir de la proposition de la communauté Ecriture ludique... Liste de mots n°1...

1)désastre, folie, perdurer, chercher, s'envoler, s'effondrer, se relever, se noyer, offrande, sacrifice, déchiqueter, coups, exploser, profondeur, sang, eau, lumière, feu, terre, cercueil, emmurer, poison, noir, éclatant, brulures

2)humain, paroxysme, massacre, animal, tumeur, dévaster, âme, corbeau, cadavre, survivant, catastrophe, brume, poudre, crâne, survivre, meurtrier, cruauté, implorer, victime, destruction, barbare, éternité, vertige, vacarme, carnassier

Comme d'habitude, il est demandé d'utiliser au moins 15 mots sur les 25 que compte la / les liste(s) sur la/lesquelle(s) vous souhaitez écrire, selon une des propositions suivantes :

a) écrire un texte sur la première liste
b) écrire un texte sur la deuxième liste
c) écrire un texte en deux parties distinctes, se suivant vraiment mais pouvant être éventuellement lues indépendamment, chaque partie utilisant une des deux listes, le texte complet utilisant les deux.
d) écrire deux "versions" de la même histoire (deux points de vues, deux personnages différents qui racontent, etc), chaque version utilisant une des listes..."
 



                                   Le journal de ma folie

 

 

  Le 13 juillet, ou peut-être le 11, enfin, aux alentours, vous recevez un SMS, exactement celui-ci :

«  Qu'est-ce que je fais pour les vacances ? Et toi ? »

  http://fr.youtube.com/watch?v=pKnyN4cElSw

  Vous restez pantoise, un rien interdite, vos fesses remuent sur le fauteuil à roulettes, mais à peine, vous hésitez, y croyez-vous, ça n'explose pas encore dans votre tête mais ça ne saurait tarder. Y croyez-vous ? Ce n'est pas grand chose. L'artificier se manifeste ? Préparer le feu ? La fête nationale ? Un truc dans le genre.

Y croyez-vous ? Ne cherchez pas, c'est juste un rêve, vous risqueriez de vous effondrer si vous commenciez à imaginer que la lumière puisse s'envoler d'un téléphone portable...

  Le 15 juillet, ou le 16, si vous préférez, à moins qu'on ne change de mois et même de moi si ça vous égaye...

Il ne faut plus entrer dans la boîte à magie, il ne faut plus entrer dans la boîte à magie, il... 

Il est noir dedans. Je connais les couleurs les plus éclatantes, surtout le bleu, je le décline, celui de l'eau, la bienfaisante, mer mère, prépare-toi, prépare-nous, il va revenir, il revient, il vient, il foule la terre des origines. La chanson qui vous obsède alors, c'est Mathilde. 

  http://fr.youtube.com/watch?v=PUJvsxv1yyI  

Comme le grand Jacques, vous ne saurez refuser l'aubaine, puisque le v'là, allez, sonnez les mâtines, vous êtes complètement dingue... 

  Ce qui perdure ce sont les mots, ce qui perdure ce sont les mots, ce qui perdure,
« Et mon amour dessus
Comme une bête nue », Eluard...
 

Emmurée, libérée, ancien sacrifice, désuète offrande, vous vous relevez, les yeux interrogent ce drôle de cercueil surfait, la boîte à bijoux, dans sa profondeur, vous seule savez, reposent les mortes colères. Et les espoirs fous. Et les vieilles brûlures. Les promesses lointaines : je ne me noierai plus dans le plaisir d'amour. 

Tenez, tenez. Il faut toujours tenir ses promesses. On vous l'a pas appris quand vous étiez petite ? 

  Le 17 juillet ou le 18, ou, on s'en moque de la date, c'est un mardi, parce que le mardi c'est permis annonce le slogan de M6, et le lundi c'est ravioli, mais c'est un autre film... 

Pour la musique, vous nous serviriez bien Les jeux interdits, seulement c'est d'un triste, alors ok pour L'hôtel de la plage. I have never forgotten. Evidemment qu'il y a des étés de porcelaine... 

http://fr.youtube.com/watch?v=PQVtEsm6N4g

Un jour j'ai revu la plage et j'ai joué le brouillon de mon automne. Enfin du nôtre, on l'a joué en duo. Quelqu'un peut appuyer sur la touche on ? Play again, please play again... 

Après le poison l'élixir, après le poison l'élixir, après... 

Faut-il toujours qu'il y ait un après ? 

Regardez-moi, je suis une médiathèque : à partir d'une phrase je retrouve un roman, et même depuis l'exergue je reconnais un livre. Et après ? Un vrai juke box. Christian Delagrange fredonne sur les vynils de ma mémoire, Sans toi je suis seul... Ne cherchez pas le lien, évitons les désastres, celui-ci on vous l'épargne. Sans toi, sang toi. 

Après. Dame down. Down town.

Après et même avant. Vous jetez à la poubelle vos anciens tests amants et déchiquetez toutes ces promesses que vous n'avez pas honorées. Sauf une. Parce que le livre vous l'écrivez. 

Et. 

Malgré vous. 

Cette mauvaise chanson qui trotte trotte ma jument, Les jeux interdits, On a pris le monde pour quelques secondes mais on ne vit pas d'un amour défendu... Mais. D'une mauvaise romance on peut faire un bon rock. Maestro...

 http://www.dailymotion.com/video/x38rne_marcel-dadi-jf-lalanne-jeux-interdi 

  Voilà. Vous êtes la femme de l'homme de trois minutes. Le temps d'une chanson. Le temps d'une vie. Comme le temps passe... 

Quelqu'un peut appuyer sur la touche on ? 

Car tous les coups sont permis. 

Bang bang ?

Non, un bon swing plutôt. Quand j'étais petite, mon chat s'appelait...

 

Par Cathouche - Publié dans : La gazette - Communauté : La gazette des blogs
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Bravo pour cet exercice, quelle virtuosité. Trop fort pour moi. A+
Commentaire n°1 posté par bernard le 27/12/2007 à 21h21
merci pour ton commentaire sur mon blog à propos du "vol vertical". Je n'arrive pas à mettre des commentaires sur tes textes (sauf celui-ci). 
quoi qu'il en soit, heureuse rencontre.
Commentaire n°2 posté par lita.s le 28/12/2007 à 00h04
Absolument déjanté et si criant. Je n'ai pas encore regardé toutes les vidéo, mais tu as une imagination très musicale. J'ai adoré peut-être parce que ce journal retrouve une part de moi.
Commentaire n°3 posté par polly le 28/12/2007 à 10h01

Te retrouver sur mon blog, puis maintenant ici me fait grand plaisir ! Les copains de plume finissent toujours par se retrouver au fil des mots, quelque part, là où l'inspiration nous mène... et quant on parle d'inspiration,  ce texte que tu nous a pondu est un vrai coffre au trésor où je retrouve toute ta plume.
Bonnes fêtes de fin d'année, et rdv en 2008..

Nanou

Commentaire n°4 posté par nanou le 28/12/2007 à 11h50
Merci pour votre gentille appréciation sur mon blog à propos de "Testament désinvolte".
S'il n'y a pas encore de commentaires c'est parce qu'il est trop récent.
Je suis un petit nouveau sur le blog, je n'y ai passé que quelques heures, je suis en train d'apprendre car tout est nouveau.
J'ai déja résolu pas mal de pb intuitivement, mais j'ai voulu publier de grands textes ou des romans... je me suis fait jeté.
Votre site me semble une mine d'or... je suis très admiratif, je vais m'y plonger !
Jacques
Commentaire n°5 posté par Jacques le 28/12/2007 à 12h09
Ton chat s'appelait ?
...
Touche repeat again.
Commentaire n°6 posté par co errante le 28/12/2007 à 20h51
Chère co, chère belle plume,

Mon chat s'appelait César, à l'instar d'un swing envoutant. Un vagabond zébré aux yeux si beaux. J'en parle dans Le jus de bonbon. Du chat qui s'appelait César.

Dis, puisque t'es là, tu veux bien appuyer sur play, encore, again and again ? :)
Commentaire n°7 posté par cath le 28/12/2007 à 22h28
C'est important ces chansons qui acompagnent notre vie.
Commentaire n°8 posté par Enriqueta le 04/01/2008 à 10h12

Livres

 Et sans les mains te toucher
Le lien pour cet ouvrage :  link




 

Les textes cadeaux

Un texte de co errante, L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.


Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.


co errante,

Pour Cathy / Acteplume


Un texte de Blue Jam, Bleu

Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.


Un texte de Mimi, Cathounille

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie… 


cathoune.JPG 


Un texte de Chrystelyne, Du bleu à l'âme


Du bleu à l’âme pour entretien d’embauche !

 

  Sacrebleu ! Silence les muses ! On ne s’entend plus sur Acte Plume !  Ça piaille  en tout sens ! Comment voulez-vous que je me fasse une petite place ?

 

J’ai des bleus à l’âme, moi !  Je suis la muse solitaire et je m’abreuve de solitude cyan  et d’espace  outremer !  Alors ventrebleu !   Du balai !   Et allez voir ailleurs  parbleu que je puisse offrir  mes services à cath !

 

Laissez- moi me nourrir du chuchotement  topaze  de ses soupirs, du murmure cobalt  de ses rêves, de sa respiration marine, de son bonheur saphir, du séisme indigo de ses renoncements, de ses colères bleues !

 

Et je décrocherai pour elle l’azur du  ciel  et je le  plongerai dans le turquoise méditerranéen  et j’en ramènerai sur des vagues de papier  aigue marine, des mots doux, des mots espoirs, des mots tempête,
des mots bleus !




 

Mes nouvelles en audio

  Sur le site Bonnes nouvelles, Nicole Hamann lit J'étais à la fenêtre et je vous ai vus, une de mes rares nouvelles policières, présentée au concours ACLA 2007, lue au théâtre d'Antibes à cette occasion (en ligne également sur Oniris et sur L'Etre.

                      Pour écouter, c'est ici :
link

  Sur le site Oniris, Titefee lit La rose d'encre.

                      Pour écouter, c'est ici  :
link

  Titefee lit Gazel oriental, toujours sur Oniris. 

                      Pour écouter, c'est ici :
link


                            Merci Titefee et Nicole d'avoir prêté vos voix à mon écriture.
                            Je recommande particulièrement ces sites de grande qualité.

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés