Le
journal de ma folie
Le 13 juillet, ou peut-être le 11, enfin, aux alentours, vous recevez un SMS, exactement celui-ci :
« Qu'est-ce que je fais pour les vacances ? Et toi ? »
http://fr.youtube.com/watch?v=pKnyN4cElSw
Vous restez pantoise, un rien interdite, vos fesses remuent sur le fauteuil à roulettes, mais à peine, vous hésitez, y croyez-vous, ça
n'explose pas encore dans votre tête mais ça ne saurait tarder. Y croyez-vous ? Ce n'est pas grand chose. L'artificier se manifeste ?
Préparer le feu ? La fête nationale ? Un truc dans le genre.
Y croyez-vous ? Ne cherchez pas, c'est juste un rêve, vous risqueriez de vous effondrer si vous commenciez à imaginer que la lumière puisse
s'envoler d'un téléphone portable...
Le 15 juillet, ou le 16, si vous préférez, à moins qu'on ne change de mois et même de moi si ça vous égaye...
Il ne faut plus entrer dans la boîte à magie, il ne faut plus entrer dans la boîte à magie, il...
Il est noir dedans. Je connais les couleurs les plus éclatantes, surtout le bleu, je le décline, celui de l'eau, la bienfaisante, mer mère, prépare-toi, prépare-nous, il va revenir, il revient, il vient, il foule la terre des origines. La chanson qui vous obsède alors, c'est Mathilde.
http://fr.youtube.com/watch?v=PUJvsxv1yyI
Comme le grand Jacques, vous ne saurez refuser l'aubaine, puisque le v'là, allez, sonnez les mâtines, vous êtes complètement dingue...
Ce qui perdure ce sont les mots, ce qui perdure ce sont les mots, ce qui
perdure,
« Et mon amour dessus
Comme une bête nue », Eluard...
Emmurée, libérée, ancien sacrifice, désuète offrande, vous vous relevez, les yeux interrogent ce drôle de cercueil surfait, la boîte à bijoux, dans sa profondeur, vous seule savez, reposent les mortes colères. Et les espoirs fous. Et les vieilles brûlures. Les promesses lointaines : je ne me noierai plus dans le plaisir d'amour.
Tenez, tenez. Il faut toujours tenir ses promesses. On vous l'a pas appris quand vous étiez petite ?
Le 17 juillet ou le 18, ou, on s'en moque de la date, c'est un mardi, parce que le mardi c'est permis annonce le slogan de M6, et le lundi c'est ravioli, mais c'est un autre film...
Pour la musique, vous nous serviriez bien Les jeux interdits, seulement c'est d'un triste, alors ok pour L'hôtel de la plage. I have never forgotten. Evidemment qu'il y a des étés de porcelaine...
http://fr.youtube.com/watch?v=PQVtEsm6N4g
Un jour j'ai revu la plage et j'ai joué le brouillon de mon automne. Enfin du nôtre, on l'a joué en duo. Quelqu'un peut appuyer sur la touche on ? Play again, please play again...
Après le poison l'élixir, après le poison l'élixir, après...
Faut-il toujours qu'il y ait un après ?
Regardez-moi, je suis une médiathèque : à partir d'une phrase je retrouve un roman, et même depuis l'exergue je reconnais un livre. Et après ? Un vrai juke box. Christian Delagrange fredonne sur les vynils de ma mémoire, Sans toi je suis seul... Ne cherchez pas le lien, évitons les désastres, celui-ci on vous l'épargne. Sans toi, sang toi.
Après. Dame down. Down town.
Après et même avant. Vous jetez à la poubelle vos anciens tests amants et déchiquetez toutes ces promesses que vous n'avez pas honorées. Sauf une. Parce que le livre vous l'écrivez.
Et.
Malgré vous.
Cette mauvaise chanson qui trotte trotte ma jument, Les jeux interdits, On a pris le monde pour quelques secondes mais on ne vit pas d'un
amour défendu... Mais. D'une mauvaise romance on peut faire un bon rock. Maestro...
http://www.dailymotion.com/video/x38rne_marcel-dadi-jf-lalanne-jeux-interdi
Voilà. Vous êtes la femme de l'homme de trois minutes. Le temps d'une chanson. Le temps d'une vie. Comme le temps passe...
Quelqu'un peut appuyer sur la touche on ?
Car tous les coups sont permis.
Bang bang ?
Non, un bon swing plutôt. Quand j'étais petite, mon chat s'appelait...
Le lien pour cet ouvrage : link

Et cadeau. Même mortel.
Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
co errante,
Pour Cathy / Acteplume
Un texte de Blue Jam, Bleu
Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un
bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est
un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.
Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite.
Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.
La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre
quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.
La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu.
C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.
Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie.
Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !
Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon
choix.
Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.
Un texte de Mimi, Cathounille
Un texte de Chrystelyne, Du bleu à l'âme
Du bleu à l’âme pour entretien d’embauche !
Sacrebleu ! Silence les muses ! On ne s’entend plus sur Acte Plume ! Ça piaille en tout sens ! Comment voulez-vous que je me fasse une petite place ?
J’ai des bleus à l’âme, moi ! Je suis la muse solitaire et je m’abreuve de solitude cyan et d’espace outremer ! Alors ventrebleu ! Du balai ! Et allez voir ailleurs parbleu que je puisse offrir mes services à cath !
Laissez- moi me nourrir du chuchotement topaze de ses soupirs, du murmure cobalt de ses rêves, de sa respiration marine, de son bonheur saphir, du séisme indigo de ses renoncements, de ses colères bleues !
Et je décrocherai pour elle l’azur du ciel et je le plongerai dans le turquoise méditerranéen et j’en
ramènerai sur des vagues de papier aigue marine, des mots doux, des mots espoirs, des mots tempête,
des mots bleus !
quoi qu'il en soit, heureuse rencontre.
Te retrouver sur mon blog, puis maintenant ici me fait grand plaisir ! Les copains de plume finissent toujours par se retrouver au fil des mots, quelque part, là où l'inspiration nous mène... et quant on parle d'inspiration, ce texte que tu nous a pondu est un vrai coffre au trésor où je retrouve toute ta plume.
Bonnes fêtes de fin d'année, et rdv en 2008..
Nanou
S'il n'y a pas encore de commentaires c'est parce qu'il est trop récent.
Je suis un petit nouveau sur le blog, je n'y ai passé que quelques heures, je suis en train d'apprendre car tout est nouveau.
J'ai déja résolu pas mal de pb intuitivement, mais j'ai voulu publier de grands textes ou des romans... je me suis fait jeté.
Votre site me semble une mine d'or... je suis très admiratif, je vais m'y plonger !
Jacques
...
Touche repeat again.
Mon chat s'appelait César, à l'instar d'un swing envoutant. Un vagabond zébré aux yeux si beaux. J'en parle dans Le jus de bonbon. Du chat qui s'appelait César.
Dis, puisque t'es là, tu veux bien appuyer sur play, encore, again and again ? :)