Acteplume

  • : Catherine Peintre, Acteplume...
  • textescourts
  • : Ecriture livres
  • : Ecrire, et laisser des images naviguer sur le web. Bouteilles à la mer ? Pas totalement... N'hésitez pas à donner votre avis grâce aux commentaires pour m'aider à évoluer dans mon écriture et la configuration de mon blog... A vous lire aussi !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Commentaires

Rechercher

  Juste un sillage d’écume


  Oui, je suis la grande route qui avale et qui trace. Avec un aller simple, sans billet de retour. Mais aussi le chemin qui serpente au lointain. Et reste derrière vous, collant sur vos talons jusques à la maison.

Oui, je suis le lampadaire qui étincelle dans la ruelle sombre. Mais aussi la blanche lumière, brûlante et aveuglante, qui sait vous éblouir, juste de temps en temps.

Oui, dans ces moments-là, vous réapprenez à vivre. Dans ces moments-là, vous vous donnez encore et encore. Et dans ces moments-là, vous réapprenez à aimer. Puis, dans ces moments-là, vient le temps, encore et encore.

Oui, je suis l'aube nouvelle et un ciel tout neuf où j'accroche des étoiles à la nuit. Et moi, malgré tout, je me sens comme écartelée avec juste ici, une cassure, un divorce intérieur.

Dois-je rester, continuer et tracer mon chemin ? Ou m'embarquer au loin, sur ce sillage d’écume et tout laisser sombrer ?
par Cath, Cathouche publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! ajouter un commentaire commentaires (3)   
Retour à la page d'accueil

Commentaires

A le relire sur ma page j'en comprends mieux encore l'étendue, le sens et la fêlure. Une lézarde sur un mur... Gagnera, gagnera pas ? Une lézarde sur un mur qui picore, qui picore...


Merci Pierre-Luc pour ce texte en bleu brisé :)

commentaire n° : 1 posté par : cath (site web) le: 30/10/2007 10:31:59

Je suis la grande route qui trace....


Je suis le lampadaire...


Très beau texte PL (à quand ton blog alors? j'ai lu quelques uns de tes textes sur fulgurances, petite marylin)


Bne soirée!


 

commentaire n° : 2 posté par : PETITE MOMIE (site web) le: 30/10/2007 19:11:46

a la suite d 'un texte sur mon blog intitulé " à bout de souffle "  une maie m'a laissé ce commentaire je te l'offre aujourd'hui en partage   !


" Une petite citation pour toi: "Le Péché Originel, c'est de limiter l'Etre, ne le fais pas..." Richard Bach


Ceux qui nous aiment réellement ont tout à gagner de notre déploiement. L'image que les autres se font de nous, nous concerne-elle? Nous ne sommes pas là pour nous conformer à quoi que ce soit mais pour épanouir notre être véritable.


C'est une si grande souffrance de taire sa force vive pour "faire plaisir", pour être "bonne" fille,(bon garçon) épouse, (époux) mère, (père) ami(e,) professionnell(e). Nous nous devons en priorité à nous-mêmes et le reste en découle. On aime mieux autrui si on s'aime soi-même. "


bonne route  !

commentaire n° : 3 posté par : chrystelyne (site web) le: 13/11/2007 19:59:49

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article
ajouter un commentaire
recommander
Mardi 30 octobre 2007

Livre



         

  La Ciotat, Le Bec de L'Aigle

Merci Clara pour la photo de couverture de mon livre que l'on peut désormais retrouver ici : link  

La rose d'encre en audio


TITEFEE, plume talentueuse qui publie sur Oniris, a pris ma nouvelle, La rose d'encre  link
pour l'animer de sa voix. Merci TITEFEE.

Musique de fond : Romance, Mozart.

                                                    


Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus