Acteplume

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Commentaires

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  • Une histoire en colimaçon (29/06/2008 publié dans : textescourts )
      C'est une histoire en colimaçon. Vous vous souvenez du colis de  Prosine ? Concevez un escalier aux courbes harmonieuses. Pas une échelle pour gravir quatre à quatre les marches qui vous mènent à l'étage...   Mais n'ouvrez pas la porte...
  • Je suis dans son colis mateur (28/06/2008 publié dans : textescourts )
    Au clair de La Lune... Prête-moi ta plume... Aidez-moi. Les mots me disent, me font et me dessinent. Ils colorent. Qu'on laisse ma vie noire, j'ai choisi un cargo et sa soute et ma route. Sortez-moi des livres. Dites-lui que je n'ai pas les yeux d'un vert...
  • Le cadeau (16/06/2008 publié dans : textescourts )
    Ce n'est qu'un texte. Pourtant, ça pourrait être votre histoire... Soudain, une inconnue vous offre des livres... Elle avait promis. De là à penser qu'elle tiendrait parole... Cette fille est givrée. Elle organise ma vie en mots. En fait tout une...
  • Le colis postal (08/06/2008 publié dans : textescourts )
      Un colis. Un destinataire. Un cadeau...   C'est un colis. Une écorce de carton qui protège un cadeau. Je le tiens serré contre mon ventre. Je l'ai préparé avec soin. La file est longue à La Poste. C'est un colis. Dedans, rien qui puisse...
  • Prosine ou le bel été (08/06/2008 publié dans : textescourts )
      C'est ce soir là que Prosine décida qu'elle deviendrait romancière. Eventuellement.   Il m'a dit prends soin de toi, j'ai répondu je le fais en voulant être à tes côtés, il a conclu justement non. Et il est parti. Je pense qu'il m'a regardée....
  • La proposition de Prosine (08/06/2008 publié dans : textescourts )
    A l'ombre... face à la mer... Viens. A l'ombre des platanes face à la mer. C'est presque l'époque des crèmes glacées. Je te lirai ton livre, tu me diras aussi. Viens, tu aimeras les couleurs du ciel et de la mer. Je t'expliquerai pourquoi tu es plus beau que...
  • Le jazz, Lolita (24/05/2008 publié dans : textescourts )
        Lola Lolita, gypsy girl, et un chewing-gum collé sur un vieux tube de jazz ... Lola dans la voiture se peint les ongles en mandarine. Mâche et assouplit le chewing-gum à la fraise. Fait des bulles pour oublier le zéro de sa vie. ...
  • La valse d'Amélie (24/05/2008 publié dans : Musique )
    Sans titre, untitled, destituée, inommée, elle lui demande juste ne m’oublie pas. Elle veut porter son nom mais c’est improbable. Ne m’oublie pas. Elle veut le savoir rire, c’est un souhait. Ne m’oublie pas. Et ne te moque pas. Si c’est possible. Le...
  • Kill Bill, Bang Bang (24/05/2008 publié dans : La gazette )
      Aussi loin que je me souvienne Bang Bang est ma chanson. J'étais petite, Sheila a imprimé ces notes. Et des mots. Je les savais par coeur. Nancy Sinatra, Cher, un film. Le texte qui allait bien à la musique pour moi était anglais. De nombreux artistes ont interprété...
  • Un texte de Chrystelyne, Du bleu à l'âme (15/05/2008 publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! )
    Du bleu à l’âme pour entretien d’embauche !     Sacrebleu ! Silence les muses ! On ne s’entend plus sur Acte Plume !  Ça piaille  en tout sens ! Comment voulez-vous que je me fasse une petite place ?  ...
  • La lettre de N suivie de Chère Muse (12/05/2008 publié dans : La gazette )
        Je relève le défi du mois de mai lancé par les équipières de   La gazette des blogs... http://lequipedechoc.over-blog.com "Il s'agit d'écrire une lettre de haine ou de mépris, une lettre noire et agressive, sombre et violente, désespérée aussi...
  • Un texte de Carabosse, Candidature pour un poste de Muse à temps plein. CDD possible. (12/05/2008 publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! )
      Je m’appelle Carabosse, et je vous fais parvenir par la présente mon profil de poste et mes lettres patentées pour le poste de Muse que vous proposez. * Profil de poste :  Bon Carabosse a été Muse chez Virgile Mega Stores. Oui vous...
  • Un texte de co errante, Lettre sous pli non recommandé (11/05/2008 publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! )
      Par la présente, absente, je me permets de vous recommander de ne pas me recommander. Je suis une avare de mots, pas fine et fainéante, une muse pas marrante, une associée associable, une auteuse malheureuse. Tout en moi vous desservirait. Je n’aime pas m’abaisser pour relever des défis...
  • Un texte de Ernest J. Brooms, Débauche d'entretien (08/05/2008 publié dans : Mes invité(e)s. Pour accueillir vos textes ! )
      La première fois que je l'ai vu, j'ai su que je le détesterais. C'était un crâne. Un crâne lisse, lui¬sant, un oeuf rose méticuleusement frotté, lavé, bichonné au savon à la glycérine. Le crâne se mut vers l'arrière. Rien, pas un pli, ne délimitait le front. Deux petits yeux...
  • Appel à textes (06/05/2008 publié dans : La gazette )
      Dans le cadre du sujet en cours sur la communauté Le club des cinq à Marignan (Le syndrome de l'auteur), je vous propose d'élaborer un texte en lien avec Offre d'emploi, ma bafouille précédente. A la lumière d'Offre d'emploi, il conviendra d'écrire selon les titres...
  • Offre d'emploi (01/05/2008 publié dans : La gazette )
      Ah, le syndrome de l'auteur...   Cherche petit rêve agaçant. Poste à temps plein et plus si affinité. Correctement rémunéré, salaire négociable. Sexe indifférent. Les dames peuvent répondre à l'annonce et correspondre au profil. Là n'est pas la difficulté. Il s'agira...
  • L'article du dimanche (27/04/2008 publié dans : La gazette )
      L'article du dimanche est celui de la mémoire errante, quand après la lecture d'un livre dont on garde le goût délicieux, on se souvient de quelques phrases sorties d'autres volumes... Ce livre, Océan Mer, d'Alessandro Barrico, me ramène à d'autres mots. "Il faut...
  • Concours Couleur de mots (19/04/2008 publié dans : La gazette )
     Règlement.  I] Le concours « Couleurs de Mots » s’oriente autour du thème LA COULEUR, ouvert à tous. II] Chacun peut s’exprimer dans le genre littéraire qui lui donne envie (prose, poésie), 10 lignes maximum (page A4 écriture Arial 10), 1 texte par participant. ...
  • Tu ne me liras pas (17/04/2008 publié dans : textescourts )
    A partir de la proposition de la communauté Marignan : Le syndrome de l'auteur...http://www.un-cavalier.com/article-18793641.html     J'ai caché les mots. C'est pas des mots de pacotille. Ils...
  • Django Reinhardt - New York City Festival - Dark Eyes (10/04/2008 publié dans : Musique )
    Merci à la musique qui fait swinguer les mots... Le sais-tu j'ai les yeux noirs, le sais-tu mon âme d'encre et d'ancre s'enchaîne, le sais tu la gorge serre, tu dis rappelle tu...
  • Et un roman de Marguerite Duras (10/04/2008 publié dans : micronouvelles )
      Tu pousses le caddie, au milieu des rayons, au milieu d'une foule incertaine, tu t'en moques, tu ne la vois pas, tu t'en moques, tu n'es pas vraiment là, c'est toujours toi l'automate, la poupée déglinguée, une bambola désarticulée, mine de rien.   Café, chocolat, croquettes...
  • True colors (10/04/2008 publié dans : micronouvelles )
      Beautiful like a rainbow ...   Je ne voulais plus en parler mais j'ai entendu la chanson. Elle remplissait l'espace. Je t'assure que j'ai lutté. J'ai fermé les yeux comme pour empêcher tes vraies couleurs de prendre à nouveau possession de moi. Il y a ce noir, une profondeur....
  • Message personnel (10/04/2008 publié dans : Musique )
      Mais si tu crois un jour que.   Au bout du téléphone il y a votre voix ... Surtout ne pas déranger, ne pas composer le numéro. Mais il est dans mon répertoire, pas caché, au même titre que ces numéros...
  • Le mardi après-midi (10/04/2008 publié dans : textescourts )
      Le mardi c'est le jour du bord de mer. L'après-midi pour la mer et moi. Prendre le bleu et la houle ronde, l'écume volontaire, bouillon, qui flanche molle en bord de sable vieux. Ce n'est pas l'été. Le mardi c'est pour la mer et moi. Toute seule dans la voiture, mais si...
  • Les fruits de saison (10/04/2008 publié dans : textescourts )
    Nature vivante, tableau, instantané...        Elle pèse dans sa main le fruit doré. L'abricot déploie sa pulpe, suinte d'un jus qui s'annonce savoureux... Du bout de sa langue d'enfant, elle goûte le suc parfumé... ...
  • La sirène (10/04/2008 publié dans : micronouvelles )
      Au détour de l’ancienne mairie, aujourd’hui les souvenirs s’entassent dans les bureaux transformés en archives, il faut bien un lieu pour ça, quand tu te lances après le rond-point, ça encadre la rue Piroddi, dans cette rue il y a mes joies, une douleur, mes joies, mais je n’en parle...
  • C'est une vraie tordue de la musique (25/03/2008 publié dans : micronouvelles )
      Et tous les soirs pour elle jouera-t-il la java, le jazz et la java ?   La fille de mots est seule, à jongler, les boules de couleurs, la fille de do est triste, à essouffler, les notes sur un corps d'eau, à dérouler, les sols sur un clavier, à s'enivrer.   Pas d'âme, et...
  • Le livre retiré à la bibliothèque (25/03/2008 publié dans : textescourts )
      Il porte la marque passagère des mains qui l'ont caressé. Il en garde aussi parfois une inscription pérenne. Le crayon gris, la mine grasse ou l'appuyé léger, gratte dans la marge son trait qui arrête le regard du lecteur suivant. Les livres accusent tous la signature du...
  • Fly me to the moon (25/03/2008 publié dans : Musique )
    In other words baby kiss me In other words please be true In other words... Viens avec moi sur La Lune. Accompagne mes rêves dans le repère qu'aucun...
  • Huit heures moins le quart (25/03/2008 publié dans : textescourts )
      Je n'ai pas vu décliner l'automne. L'hiver ce matin collait à ma vitre comme une évidence. Où se cachent les ocres d'hier, les marrons craquelés ? Lorsque j'étais petite, je fourrageais sous les platanes, les feuilles amoncelées recouvraient mes pieds. J'entourais de mes bras les...
  • Ederlezi (25/03/2008 publié dans : Musique )
      Le temps d'une gitane...   As-tu déjà fais l'amour avec un violon ? Ederlezi. Joue pour moi, ça coule sur mon joug, ça gicle dans mes veines, ça suinte dans mon encre en fracas de velours noirs. Ederlezi. Cri gitan...
  • Voler les images (25/03/2008 publié dans : textescourts )
      Atelier d'artiste et rêve de voyeuse ...   Elle avait pourri, ma citrouille.   Moisissure en mon coeur , une ombre violetée. Bleuie par inadvertance. Poubelle, mais pas tout de suite. Visite du lieu avant toute chose.   De la musique et des paroles d'abord....
  • Princesse (25/03/2008 publié dans : textescourts )
    Se fossi principessa... Princesse et bambola, poupée cassée, chignon défait, corset noirci, jupe à volants, rêve envolé, c'est marche ou crève, la reine de rien... Mendiante, manante, poupe oubliée à la corde des joutes... Imaginer être encore belle ou celle...
  • Combien de notes pour une symphonie ? (24/03/2008 publié dans : textescourts )
      Pour faire le portrait d'un oiseau...   N'alourdis pas les phrases en mots denses. Imagine la femme belle, trop parfumée, entêtante, si enivrante... Compare. La musique, les mots. Gammes, phrases. Ce n'est pas si facile. On se croit...
  • Coulure (24/03/2008 publié dans : textescourts )
      C'est mon atelier. Ici, je me sens chez moi. Dans ce repère de louve solitaire sèchent mes derniers tableaux. Les plus anciens partent régulièrement pour la galerie d'Emilie, située deux rues plus bas vers la mer. Je ne sais pas si mes ouvrages se vendent parce qu'ils sont de...
  • Le dégueulis (24/03/2008 publié dans : textescourts )
      Quand on ne sait plus dire avec les mots, le corps peut exprimer...   Elle dégueule.   Toison relevée de cheveux rouges et visage qui s'admire au fond de la cuvette. Elle écrase en arrière une mèche échappée, souillée, sur la...
  • Marouchka (24/03/2008 publié dans : textescourts )
      Marouchka voyageait en première classe avec un billet de troisième classe... Une belle se refuse-t-elle le confort à tarif réduit ?   Dans ce wagon elle avait l'air en décalage. Une star de cinéma. Surfaite. Lèvres passion, sang bouillon. Yeux d'eau verte. Lac dangereux en...
  • Le vase bleu (24/03/2008 publié dans : textescourts )
      Ne valait rien. Récupéré au fond d'une cave. Fouineurs jumeaux. Complices de fouilles. Entre deux rires et deux sourires. Trois baisers. Vase bleu dépoussiéré par nos mains fébriles. Flash back. Mains impatientes se touchent, jouent. Caresses musiciennes. Prennent le vase...
  • Elle m'a dit (24/03/2008 publié dans : textescourts )
      A la croisée des chemins, quand vous ne bougez pas, qu'elle se souvient de l'endroit où elle vous a laissée ... De l'inopiné. Elle m'a dit. J'ai eu ton message. Tes mots gorgés de nos images m'ont touchée, émue. Je me...
  • Parfums (24/03/2008 publié dans : textescourts )
    Fugace ...   Il ne demeure plus rien De ta substance concrète Ni de tes traces Pas le moindre papier Où ton encre apposa Noire les rondeurs formant les lettres De ta réalité Il...

Ce texte-là...

          

 

Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

Traduire dans une autre langue ? C'est possible...


  

   

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


cathoune.JPG

 




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