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Jeudi 15 mai 2008

Du bleu à l’âme pour entretien d’embauche !

 

  Sacrebleu ! Silence les muses ! On ne s’entend plus sur Acte Plume !  Ça piaille  en tout sens ! Comment voulez-vous que je me fasse une petite place ?

 

J’ai des bleus à l’âme, moi !  Je suis la muse solitaire et je m’abreuve de solitude cyan  et d’espace  outremer !  Alors ventrebleu !   Du balai !   Et allez voir ailleurs  parbleu que je puisse offrir  mes services à cath !

 

Laissez- moi me nourrir du chuchotement  topaze  de ses soupirs, du murmure cobalt  de ses rêves, de sa respiration marine, de son bonheur saphir, du séisme indigo de ses renoncements, de ses colères bleues !

 

Et je décrocherai pour elle l’azur du  ciel  et je le  plongerai dans le turquoise méditerranéen  et j’en ramènerai sur des vagues de papier  aigue marine, des mots doux, des mots espoirs, des mots tempête, des mots bleus !

 

Chrystelyne

Le jardin d’écriture : http://chrystelyne.over-blog.com/

 

Par Cathouche
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Lundi 12 mai 2008

  Je m’appelle Carabosse, et je vous fais parvenir par la présente mon profil de poste et mes lettres patentées pour le poste de Muse que vous proposez.


* Profil de poste :

 Bon Carabosse a été Muse chez Virgile Mega Stores. Oui vous savez chez  Ricardus Bransonus lequel a parlé d’une manière élogieuse du profil "hypercarabossien", objectif qualité à atteindre pour tous les salariés dans le groupe, pour reprendre son expression. Fameuse.

  Son travail n’était pas de tout repos non plus.

 Voyez là, sous l’usine, c’est le chemin du Tartare qui conduit aux eaux de l'Achéron. La fange vaseuse bouillonne, en un vaste tourbillon, au fond d'un gouffre agité dégueulant tout son limon glauque dans le Cocyte. C'est une nochère redoutable pas donnée qui surveille ses eaux et ses fleuves : d'une saleté effrayante, repoussante, c'est Carabosse ! La Muse araignée. Des poils blanchâtres hirsutes sans soin lui pendent au menton, aux mollets. Eux. Un feu immobile mange ses yeux, une salopette malpropre est retenue sur ses épaules par un nœud moitié défait. Surfait. Elle pousse elle-même l’esquif à la gaffe, sans attention aucune, manœuvre les voiles, transporte les corps des auteurs salariés dans sa barque de fer. Rouillée. Elle est déjà âgée, mais de la vieillesse encore vive et verte d'une satanée déesse. Patchée éros - et rictus.





 * Lettres patentées :

 . Avis déposé par co errante 07/04/2007 23:14:14
Carabosse... Tu gèles à 19 fulgures ? Ou tu comptes surgir au niveau 1 ?

 Réponse de la nochère :
Nan merci co, je suis bien, là, à mon niveau réel...

. Avis déposé par Citharista Pepa 07/08/2007 02:50:44
Dans la shoutbox quand tu me chantes la sérénade (Oh, Pépita), dans les forums quand tu te fais poètesse, dans les textes quand tu es auteure, au final, tu es là, agitant ta baguette ... magique dans un royaume féérico-fulgurien. Ne change pas :) Surtout ne change rien.

Ps1 : Fais gaffe à co errante, elle vend du pâté périmé !
Ps2 : Ne te fie pas à l'heure du commentaire, y'a le décalage !


  Réponse de la nochère :
Eh bien merci de cet avis Pépita. Cela consolide un moral un peu oscillant quelquefois. Mais je garde ma braguette pour l’instant…

:)

. Avis déposé par Citharista Pepa 07/08/2007 02:51:47
Du coup le jour est décalé :)

 Réponse de la nochère :
Quant à l’heure des avis, si c’est celle de Marseille, ou de Nice, un peu amusée, je vois bien le tableau…

 

 

 

co errante : http://imprompt-tu.over-blog.org/

Pépita :  http://citharista-pepa.over-blog.com/

Carabosse est actuellement en préavis  : http://un-cavalier.over-blog.com/ 

 

Par Cathouche
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Dimanche 11 mai 2008
  Par la présente, absente, je me permets de vous recommander de ne pas me recommander. Je suis une avare de mots, pas fine et fainéante, une muse pas marrante, une associée associable, une auteuse malheureuse. Tout en moi vous desservirait. Je n’aime pas m’abaisser pour relever des défis et suis même capable du contraire, à savoir m’élever contre tout  pour foutre en l’air des idées. J’ai la plume dure, rêche, noire et terne, voire s’éternisant sur des sujets peu clairs. J’ai horreur de la flûte traversière, lui préférant les li d’écriture très cons. Je mettrais un point d’honneur, là où vous n’y verriez que fourberies. Et n’écrirais que deux points alors qu’il faudrait en lire beaucoup plus. Ma curiosité est mal placée, je ne trouve toujours que ce qu’il ne faut pas. Vos livres seraient ainsi dénichés et qui sait, ignorés, ou déchirés, ou délogés puis adorés en un gros feu de joie. Je suis dérangée, n’ai aucune notion du temps, du tant, suis toujours dans le trop ou pas assez, ici, ailleurs ou là-bas et aussi là où on ne m’attends pas. Allez donc voir si j’y suis, pour m’éviter, moi qui vous ferais chanter. Pas la peine de me chercher, je ne vous serais d’aucun salut. Là est votre salut.


co errante
http://imprompt-tu.over-blog.org
Par Cathouche
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Jeudi 13 décembre 2007
Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie… 

cathoune.JPG

Par Cathouche
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Mercredi 5 décembre 2007
  Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.
  
Par Cathouche
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Livres

 Et sans les mains te toucher
Le lien pour cet ouvrage :  link




 

Les textes cadeaux

Un texte de co errante, L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.


Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.


co errante,

Pour Cathy / Acteplume


Un texte de Blue Jam, Bleu

Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.


Un texte de Mimi, Cathounille

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie… 


cathoune.JPG 


Un texte de Chrystelyne, Du bleu à l'âme


Du bleu à l’âme pour entretien d’embauche !

 

  Sacrebleu ! Silence les muses ! On ne s’entend plus sur Acte Plume !  Ça piaille  en tout sens ! Comment voulez-vous que je me fasse une petite place ?

 

J’ai des bleus à l’âme, moi !  Je suis la muse solitaire et je m’abreuve de solitude cyan  et d’espace  outremer !  Alors ventrebleu !   Du balai !   Et allez voir ailleurs  parbleu que je puisse offrir  mes services à cath !

 

Laissez- moi me nourrir du chuchotement  topaze  de ses soupirs, du murmure cobalt  de ses rêves, de sa respiration marine, de son bonheur saphir, du séisme indigo de ses renoncements, de ses colères bleues !

 

Et je décrocherai pour elle l’azur du  ciel  et je le  plongerai dans le turquoise méditerranéen  et j’en ramènerai sur des vagues de papier  aigue marine, des mots doux, des mots espoirs, des mots tempête,
des mots bleus !




 

Mes nouvelles en audio

  Sur le site Bonnes nouvelles, Nicole Hamann lit J'étais à la fenêtre et je vous ai vus, une de mes rares nouvelles policières, présentée au concours ACLA 2007, lue au théâtre d'Antibes à cette occasion (en ligne également sur Oniris et sur L'Etre.

                      Pour écouter, c'est ici :
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  Sur le site Oniris, Titefee lit La rose d'encre.

                      Pour écouter, c'est ici  :
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  Titefee lit Gazel oriental, toujours sur Oniris. 

                      Pour écouter, c'est ici :
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                            Merci Titefee et Nicole d'avoir prêté vos voix à mon écriture.
                            Je recommande particulièrement ces sites de grande qualité.

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