Pierre-luc, http://un-cavalier.com
Etre autodidacte en dessin, en peinture. C’est bien. Mais suivre quelques cours d’art plastique c’est bien aussi. Hou, les tâches sur les taches
aquarelles. Le colmatage des perspectives en fuite. Le travel sur le carnet de voyage.
Puis être le seul garçon au beau milieu de dix filles, c’est pas mâle non plus. Un cavalier chouchouté enchanté. Ha, le prof va être absent trois petites séances, mince.
Je prends un peu de temps pour te montrer mon dessin de mercredi soir. C'est une petite prof en remplacement, une peintre qui ne fait que
du portrait. Elle nous a appris le pastel sec. En noir et en blanc. Pour commencer. On n’aura que trois cours avec elle.
La photo de départ est mise à l'envers. Et on doit s'atteler à mettre des taches sans penser aux organes le nez, le menton etc. Ne penser qu'à la forme et à la teinte des taches. S'affranchir du
travail de reconnaissance calculatoire des visages du cerveau. Ne pas faire les contours avant non plus. Etendre rapidement les taches à partir du centre : le nez par exemple etc... En plus
commencer par le pastel blanc sur le papier blanc (gloups !) et mélanger le noir ensuite.
Donc je commence et j'y arrive pas du tout. Je vois pas le blanc sur blanc. Je bigle un max, lol. Je vois les filles qui foncent sur leur dessin, comme des furies, et ça y va autour de moi. Pfff
des rapides. J'en prends mon parti et me dis : tu es vraiment nul PL. Bon, à force je tire quelques taches et fais un peu de contours pour me rassurer (tant pis). Et la prof arrive. Je
m'attendais à : bon je vais vous montrer. Mais elle dit : chouette, whoua, quel mouvement dans votre tableau ! Hein ? Je me recule, et beh oui c'était pas mal. Hou, ça m'a motivé pour la
suite...
A la fin on a tous retourné les tableaux et : Surprise ! Et moi de dire : elle est passée sous un train, oui...
Enfin, j'ai pas dit, mais j'étais content quand même.
Bon après, il faut normalement le reprendre un peu, à l'endroit, quand même. Mais j'en avais assez, et je veux pas détruire mon mouvement. Je passe à autre chose.
Pis la prochaine fois on en fera un autre, à l’endroit. Ouf, LOL !
Pierre-Luc, Blog un-cavalier.
Le lien pour cet ouvrage : link

Et cadeau. Même mortel.
Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
co errante,
Pour Cathy / Acteplume
Un texte de Blue Jam, Bleu
Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un
bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est
un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.
Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite.
Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.
La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre
quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.
La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu.
C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.
Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie.
Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !
Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon
choix.
Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.
Un texte de Mimi, Cathounille
Un texte de Chrystelyne, Du bleu à l'âme
Du bleu à l’âme pour entretien d’embauche !
Sacrebleu ! Silence les muses ! On ne s’entend plus sur Acte Plume ! Ça piaille en tout sens ! Comment voulez-vous que je me fasse une petite place ?
J’ai des bleus à l’âme, moi ! Je suis la muse solitaire et je m’abreuve de solitude cyan et d’espace outremer ! Alors ventrebleu ! Du balai ! Et allez voir ailleurs parbleu que je puisse offrir mes services à cath !
Laissez- moi me nourrir du chuchotement topaze de ses soupirs, du murmure cobalt de ses rêves, de sa respiration marine, de son bonheur saphir, du séisme indigo de ses renoncements, de ses colères bleues !
Et je décrocherai pour elle l’azur du ciel et je le plongerai dans le turquoise méditerranéen et j’en
ramènerai sur des vagues de papier aigue marine, des mots doux, des mots espoirs, des mots tempête,
des mots bleus !
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