Acteplume

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Pierre-luc, http://un-cavalier.com

par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (5)   



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par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : Les poètes en délires ajouter un commentaire commentaires (8)   

 
 Voici quelques unes des réalisations de Jo. Des animaux si familiers. Tout le monde devrait avoir ça à la maison !


 
Les cygnes - Acrylique


Le  dragon-turquoise - Crayons de couleur, craies et pastels 


La suite... heu, ben chez  jo sur  http://imagination.de.jo.arts-lettres.over-blog.fr/

 

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Pierre-luc, http://un-cavalier.com

 

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LEYLA

Fort des conseils de ma petite prof de dessin,  j'ai entrepris "à l'envers" le portrait d'une Suédoise aux pastels secs, à la maison. J'ai repris mon dessin à l'endroit à la fin pour le peaufiner. C'était plus vraiment une Suédoise... mais bon.
Pierre-Luc
 
par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (5)   
IMG-0724-a.jpgEtre autodidacte en dessin, en peinture. C’est bien. Mais suivre quelques cours d’art plastique c’est bien aussi. Hou, les tâches sur les taches aquarelles. Le colmatage des perspectives en fuite. Le travel sur le carnet de voyage.

Puis être le seul garçon au beau milieu de dix filles, c’est pas mâle non plus. Un cavalier chouchouté enchanté. Ha, le prof va être absent trois petites séances, mince.

 

Je prends un peu de temps pour te montrer mon dessin de mercredi soir. C'est une petite prof en remplacement, une peintre qui ne fait que du portrait. Elle nous a appris le pastel sec. En noir et en blanc. Pour commencer. On n’aura que trois cours avec elle.

La photo de départ est mise à l'envers. Et on doit s'atteler à mettre des taches sans penser aux organes le nez, le menton etc. Ne penser qu'à la forme et à la teinte des taches. S'affranchir du travail de reconnaissance calculatoire des visages du cerveau. Ne pas faire les contours avant non plus. Etendre rapidement les taches à partir du centre : le nez par exemple etc... En plus commencer par le pastel blanc sur le papier blanc (gloups !) et mélanger le noir ensuite.

Donc je commence et j'y arrive pas du tout. Je vois pas le blanc sur blanc. Je bigle un max, lol. Je vois les filles qui foncent sur leur dessin, comme des furies, et ça y va autour de moi. Pfff des rapides. J'en prends mon parti et me dis : tu es vraiment nul PL. Bon, à force je tire quelques taches et fais un peu de contours pour me rassurer (tant pis). Et la prof arrive. Je m'attendais à : bon je vais vous montrer. Mais elle dit : chouette, whoua, quel mouvement dans votre tableau ! Hein ? Je me recule, et beh oui c'était pas mal. Hou, ça m'a motivé pour la suite...

A la fin on a tous retourné les tableaux et : Surprise !  Et moi de dire : elle est passée sous un train, oui...

Enfin, j'ai pas dit, mais j'étais content quand même.

Bon après, il faut normalement le reprendre un peu, à l'endroit, quand même. Mais j'en avais assez, et je veux pas détruire mon mouvement. Je passe à autre chose.

Pis la prochaine fois on en fera un autre, à l’endroit. Ouf, LOL !
 

 

Pierre-Luc, Blog un-cavalier.

 

par Cavalier publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep communauté : La gazette des blogs ajouter un commentaire commentaires (8)   
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 Les mosquées de San’a, fort de pierre opulent

Clinquant sous le soleil d’ocres et blancs ciselées

Surplombant les montagnes et les déserts brûlants

Invitent les bédouins aux bazars étalés

 

Non loin de la cité autour de la citerne

Entouré de ses femmes Abdallah te reçoit

Et de cruches en fagots en fantômes si ternes

Les voiles enfin s’agitent alors que tu t ‘assois

 

Ce regard millénaire empreint du fond des âges

Posé dans la fraîcheur de la grotte aux alcôves

Boit son lait de chamelle au goût de miel sauvage

Oubliant sa jambia et sa kalachnikov

 

Sous son turban d’hermine en éclair Abdallah

L’air interrogateur pointu comme un poignard

Décrypte l’avenir, devine sa smala

Demain en grandissant être fier montagnard

 

Aux terrasses des champs près la pluie scintillantes

Aux grands troupeaux de mules et d’ânes et de chameaux

Aux falaises trop sèches, aux arêtes accueillantes

Aux chemins tortueux, Yémen aux mille mots

par Cathouche publié dans : Ils, elles, dessinent ou photographient pour Actep ajouter un commentaire commentaires (8)   

Ce texte-là...

          

 

Sur une feuille...

 Ecrire est un acte d'amour, s'il ne l'est pas il n'est qu'écriture. (Jean Cocteau)

Je pourrais dire que ce n'est pas moi qui suis allé chercher cette idée, mais que c'est elle qui est venue me chercher. Un jour je l'ai trouvée sur moi et depuis ce moment-là, elle ne m'a plus quitté. (Roberto Benigni)

Quand une chose est belle, elle devient réelle. (Roberto Benigni)

On n'écrit rien en dehors de soi, ça n'existe pas. (Marguerite Duras)

Je voudrais mais je ce n'est pas sûr que j'écrive ce livre. C'est aléatoire.

(Marguerite Duras, C'est tout) 

S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y a pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt-dix pour cent des livres ne sont pas des livres, mais des lectures, comme on lit le journal en prenant son bain. (Marguerite duras)

 

 

Traduire dans une autre langue ? C'est possible...


  

   

L'acte plume

L’acte plume n’est que toi, tout seul. Pour toi et parfois pour d’autres.

L’acte plume, c’est te poser, un moment, dans la folie ambiante, et oser le silence. Tout au bord de toi. Tu sais que tu vas te mettre en danger. Qu’en te retrouvant, tu risques de te perdre.

Le silence est celui qui t’anéantira de vide ou te propulsera ailleurs.  Il te sera, ou te fera violence. Te mettra à découvert. Sans un mot de celui-ci, tu resteras cloué sur place. Cette simple pensée te paralyse déjà. Mais trop de mots risquent aussi de te faire chuter.

Alors, tu guettes. Le premier frémissement. Celui qui te permettra l’envol.

Parfois, les vents sont favorables. Tu saisis alors des mots légers, des mots pleins de vie. Et t’envoles dans un grand éclat de rire. L’acte plume, c’est accepter le mot comme un cadeau cerf-volant et planer, armé d’un seul grand sourire.

Tu redoutes de voir apparaître les faux amis, ces doucereux, jolis mots. Tu sais que tu n’iras pas bien loin, avec eux. Il faudra donc te résoudre à ébouriffer le trop lissé. L’acte plume, c’est aussi savoir s’armer de patience, de vérité. Les mots réels, ceux qui te ressemblent, sans artifices, se cherchent pour mieux te trouver.

Celui que tu crains le plus, et pourtant le seul vrai voyage, aux issues incertaines, est l’acte plume aux forces dominantes. Il commence lorsqu’il fait noir. Qu’assaillis de mots fantômes, d’ombres, de spectres, les non-dits hurlent de souffrance. Avec eux, commence le combat. Entre toi et toi. A cause de qui, quoi ? Les causes seront tues. Tuées. Question de survie.

La plume est capricieuse. Rarement là où on l’attend. L’arme sera douce ou acérée. Vibrante ou tranchante. Mais la plume se doit d’être un acte.
 

Et cadeau. Même mortel.

Mais ici, chez Cathy, il est simple cadeau. Emballé de bleu.
 

Co errante, pour Cathy / Acteplume


Un autre texte cadeau : 

Bleu

offert par Blue Jam


   Le blues m'a rattrapé. Pas celui de la Nouvelle-Orléans. Non, l'autre. Celui qui fait souffrir. C'est la seule chose qu'elle m'ait laissé. Un bleu à l'âme. Dont acte. Je m'en suis accommodé. L'accepter représentait d'ailleurs la seule alternative viable, puisque cette amère blessure, je le savais, se raviverait continuellement. C'est un bleu infini qu'elle avait puisé dans sa palette.  

Depuis ma vie est monochromatique. Toute bleue. Mes tenues d'abord. De haut en bas, j'ai renouvelé tous mes vêtements. Beaucoup de bleu marine dans la mode. Tant mieux. Mes cheveux ensuite. Décoloration puis teinture. Mon coiffeur s'est régalé. Un bleu colbat distingué. J'ai commencé à avoir de l'allure.  

La maison ensuite. Nouvelle décoration. Parquet, papier-peint, carrelage et mobilier. Du bleu partout. Sans concession. Inattendu labeur que de dénicher des meubles bleus. J'ai dû en repeindre quelques-uns. J'ai opté pour le cyan, lumineux, apaisant. Et puis la façade, outremer, exotique.  

La maison transformée en annexe céleste avait extirpé de sa torpeur plus d'un congénère. Des volets bleus accrochés à des murs bleus. Incompréhensible ! Sans doute n'appréciaient-ils pas le bleu. C'est joli le bleu. Je me confonds avec lui.  

Et j'ai poursuivis avec conviction et vigueur dans le jardin. Le gazon vaporisé d'un bleu azur. Les feuilles des arbres badigeonnées d'indigo. Les ragots villageois ont alors attesté de ma folie. Personne n'avait encore jamais vu d'arbres bleus ! Et une pelouse ? Encore moins !  

Cette exubérance botanique avait effrayé voisins et amis. Les questions farfelues avaient fusés. Pourquoi diable ces arbres sont-ils bleus ? Et pourquoi pas après tout ? Cela avait été mon choix.  

Ma vie était devenue une toile bleue tendue sur l'infini. Des arbres bleus pour ne plus souffrir. L'admettre juste une fois.  

Un autre texte cadeau : 

Cathounille

offert par Mimi Pradoline
 

Un surnom qui rime avec chenille. Celui d’une amie. De mon amie.
Celle qui vit en Provence, dans un monde or et bleu.
Celle qui voue à sa perle claire l’amour indéfectible d’une mère aimante.
Celle qui offre ses mots à une muse lointaine. Femme amante d’un insaisissable aquilon soufflant sur une guitare métissée (sons tziganes encrés de Chine), elle explose de sensualité et de générosité.
Celle qui donne, donne, donne… et abrite nos émotions dans son nid azuré.
Celle qui pétille telle une bulle de champagne et se grise de poésie.
Celle qui parfois oublie. Qui parfois s’oublie. Qui parfois…
À toi, ma douce amie…
 

 


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